DES BOUCHES A FEU.
20
Le général Huguenin rapporte que parmi plusieurs piècesanciennes qu’il fit rompre, il en a trouvé une où le métal desdeux fourneaux n’était que superposé sans qu’il y eut aucunecombinaison de l’un avec l’autre.
Le fréquent usage des fourneaux à soufflet lut particulière-ment perfectionné en Angleterre, où l’on en tira une grandeutilité et où il fit abandonner celui des hauts-fourneaux. Lesgrands avantages de ce procédé, que nous expliquerons plusloin avec yilus de détails, l’ont fait peu-à-peu adopter sur le con-tinent. Il est aujourd’hui le seul employé en France , dans lesPays-Bas, en Silésie et dans la plus graude partie de l’Alle-magne. Dans ce dernier pays très peu de fonderies conserventl’ancien procédé de couler directement des liauts-fourneaux,et encore cela tient à des circonstances lout-à-fait locales.
lîn Suède , au contraire, on coule encore les bouches à feu ,en tirant tout le métal directement des hauts-fourneaux. Lesminerais produisent sans efforts dans ces derniers, par desraisons qui seront développées plus lard, ce que nous ne pou-vons obtenir avec un égal succès dans les fourneaux à souffletmalgré des dépenses considérables et les progrès importans faitsdans cette branche d’industrie.
Cependant, si les fourneaux à soufflet occasionent, avec leminerai employé aujourd’hui, une perte de temps et de dé-penses excessifs, on ne peut nier qu’avec la mine magnétique,qui n’est plus en usage pour la fonte des bouches àfeu, et peut-être aussi avec celle de la partie sud de la Suède, ils ne donnentd’aussi bons résultats qu'avec le minerai à canon qui coûte sicher.
§ II. Depuis la révolution française justju’d présent.
La révolution française a amené une nouvelle époque pour la