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Expériences sur la fabrication et durée des bouches à feu en fer et en bronze / recueillies et mises en ordre par Moritz Meyer ; traduit de l'allemand et augmenté d'un grand nombre de notes relatives à cet art en général, et terminé par un résumé des expériences de 1785 à 1813 par Ravichio de Péretsdorf
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54 FABRICATION F.T DL'RÉE

fonte des bouches à feu. Dune part, la guerre dont elle futloccasion , a obligé toutes les puissances à employer leur ma-tériel depuis longtemps inactif. Dautre part, les efforts de laFrance ont fait faire des progrès remarquables à lart.

Les pièces en fer avaient été jusquà cette époque employéesseulement dans la marine et dans quelques places fortes ; maisla nécessité obligea den faire aussi usage dans dautres circons-tances. Elles furent, chez plusieurs puissances, introduites dansles équipages de siège et même dans ceux de campagne ; fa-briquées avec des minerais de différentes qualités et avec plusou moins de connaissances théoriques et pratiques, dans lesdifférens pays, les résultats durent être très différens. Il en dutrésulter des opinions frès divergentes qui ne sont même pasencore rapprochées aujourdhui. Il ne sera pas sans intérêtpour le but de cet ouvrage de suivre le cours de ces opinions.

Les grands événemens de iarévolution française avaient telle-ment absorbé lattention, depuis 1790, que lon ne pouvaitguère songer à faire des essais spéciaux sur le matériel des ar-mées. Les expériences nombreuses qui eurent lieu par lusagedes bouches à feu passèrent inaperçues. Il y en eut plusieursqui éclatèrent, mais les victimes quelles firent furent confon-dues avec le grand nombre de celles que la guerre avait englou-ties. Il se présenta des cas, comme dans Kolberg, lexplo-sion de beaucoup de pièces fit craindre la chûle de la forteresse.Le courage héroïque des défenseurs trouva moyen de rem-placer celles qui avaient manqué , et des faits si intéressansrestèrent longtemps confondus dans la masse des événe-mens.

Malgré beaucoup dexpériences, à la vérité mal faites, onnétait fixé sur aucun procédé. On avait besoin dun grandnombre de bouches à feu cl à bon marché. Par cette raison