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FABRICATION ET 1)UF,ÈF.
dépenses; encore ne sont-elles guères susceptibles de donnerdes rési'dsats décisifs, tant à cause de l'insuffisance de nosconnaissances sur l’art de la fonte du fer qui est encore dansl'en lance, que parce que les fondeurs ne pouvant abandonnerles opinions généralement reçues, sont livrés à la routine qu’ilssuivent aveuglément.
L’auteur de cet ouvrage a eu l’occasion d’observer, dans dif-férens pays et dans différentes circonstances, la fonte d’unegrande quantité de bouches à feu en fer, et de faire lui-mêmeplusieurs essais comparatifs sur les différens procédés em-ployés. I! a cherché à résoudre le problème, tant sous le rap-port scientifique que sous le rapport pratique. Il a acquis laconviction que non-seulement on peut obtenir des pièces enfer coulé, qui satisfassent à toutes les exigences ; mais encoreque l’on pouvait, dans une fonderie dirigée avec soin, obtenirpour les besoins de l’artillerie de très bonnes bouches à feu detoute espèce de minerais, excepté toutefois de celui qui donnele fer cassant à froid et peut-être de quelques autres, et que cespièces peuvent au moins soutenir un grand nombre de coupsavec sûreté.
Il nous resle maintenant à faire connaître les expériencesqui ont été faites sur les bouclies à feu en fer dans les différenspays, depuis la révolution ; il ne sera pas non plus hors de pro-pos d’exposer la méthode en usage dans chacun de ces pays,ainsi que les expériences qu’on y a laites. Nous verrons facile-ment alors que certaines expériences ne peuvent être con-cluantes que pour la nature de certains minerais, et en les écar-tant nous obtiendrons peut-être des données positives sur l’étatactuel de l’art des fontes dans son application à la fabricationdes bouches à feu.