4a FABRICATION ET DCR^E
bien que les caronadcs résistent assez généralement aux épreu-ves , il arrive pourtant que des canons n’y résistent pas.
On nous a rapporté que l’on fit des épreuves en 1.83.6., pourêtre fixé sur la durée des caronades. Deux de ces bouches àl'eu, du calibre de 12, entièrement semblables, mais fabriquéesdans différentes fonderies, furent chargées d’abord avec 10 livresde poudre (très forte charge pour des caronades), et i boulet.On augmenta la charge d’un boulet à chacun des coups suivons.Leur âme ue pouvant contenir que 7 boulets, elles tirèrent ainsisept coups sans éclater. Mais nous, avons des motifs de douterde pareils résultats. Il n’en est pas moins vrai que, dans lescombats de mer, les caronades, sont souvent chargées outremesure, sans éclater.
Les Anglais font actuellement un usage fréquent de bouchesà feu en fer. Une batterie de six canons de 18 et de deux obu-riers de 8 pouces en fer, qui a servi comme batterie de positiondans la guerre de la Péninsule, se trouve encore aujourd’hui ensi bon état dans l’arsenal de "Wohvick, qu’elle est destinée à en-trer dans les équipages qu’on formera à l’avenir, avec trois au-tres canons de 18 et un obusier également en fer.
Dans l’artillerie anglaise, les équipages ne sont plus compo-sés que de bouches à feu en fer. Sur 140 bouches à feu, il n’ya que 4o mortiers de cinq pouces et demi et quatre pouces etdemi, qui soient en bronze.
On a déjà songé à introduire des bouches à feu en. fer dans leséquipages de campagne. Quoiqu’on n’ait point encore fait d’es-sai à ce sujet, on n’y a pourtant pas renoncé.
L’artillerie n’exerce aucune influence sur les procédés en
usage dans les fonderies; cependant elle fait de jour eu jour des
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commandes plus considérables. La fourniture est faite à Wol-wick aux risques et périls des fournisseurs. Là on fait subir aux