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pièces des épreuves, dont nous donnerons plus loin les détails.Les rebuts sont souvent très-considérables ; car lorsque, dansune livraison, il s’en trouve seulement quelques-unes de mau-vaises, ou la rejette tout entière. On en rejeta ainsi une en1828, parce que trois des pièces qui la composaient, éclatèrent.Aussi les fournisseurs y apportent depuis une grande attention.
Les rebuts annuels étaient de douze pour cent vers 1797, épo-que où l’on a prescrit de fortes épreuves. Ils ont diminué depuisjusqu’à quatre pour cent; mais aujourd’hui, ils sont plus con-sidérables, au moins dans la fonderie de Rotherham, puisqu’ilsvont à treize pour cent. C’est par ce motif que cette dernièrene reçoit plus de commande du gouvernement. Ces rebuts sontfort variables, car les Anglais changent très-souvent, particu-lièrement pour l’artillerie de marine, et la construction des piè-ces et les conditions de réceptions dans chaque nouveaumarché. Bien que les conditions soient toujours basées surles mêmes principes, elles diffèrent néanmoins dans les détailssuivant les vues du colonel inspecteur des bouches à feu à l’ar-senal de Wolwick.
Les pièces à fabriquer pour le compte de la Compagnie desIndes, sont également éprouvées à "Wolwick par les soins desofficiers de l’artillerie royale.
Malgré la grande confiance des Anglais dans leurs bouches àfeu en fer, il y a pourtant des exemples que plusieurs ont éclaté.Un mortier de i 3 ° a éprouvé cet accident sur la flotte de l’ami-ral Nelson, au bombardement de Copenhague. Il arrivala mêmechose à un mortier du môme calibre sur la flotte de lord Ex-mouth, au bombardement d’Alger. Un canon de 12 éclata enEspagne et un de 36 en Sicile, en tirant contre des bâtimensfrançais. Dans des réjouissances que l’on fit en 1821, il en éclataencore un qui blessa plusieurs personnes, Au siège de Dantzig