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Expériences sur la fabrication et durée des bouches à feu en fer et en bronze / recueillies et mises en ordre par Moritz Meyer ; traduit de l'allemand et augmenté d'un grand nombre de notes relatives à cet art en général, et terminé par un résumé des expériences de 1785 à 1813 par Ravichio de Péretsdorf
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48 FABRICATION ET DURÉE

éclata à Toulon. Peu de jours après, il en éclata un autre sur la

frégate la Provence , dans un combat devant Alger.

On attribua ces accidens à la qualité de la fonte grise, quonavait employée à la fabrication de ces bouches à feu. Mais ilparaît quon nen fut point découragé.

Il y a peu dannées, quelques personnes pensaient encore enFrance, que les pièces en fer néclataient que sur les côtes etdans les places; mais jamais sur la flotte ( 1 ). Elles attribuaientcette différence à ce que , dans la marine , on enduit de graisselâme des canons. Aujourdhui, l'on a reconnu le peu de fonde-ment de cette opinion. Ce fait sexplique facilement, puisque ,dans la marine, on tire plus rarement (a). On emploie unecharge plus faible, et les bouches à feu ne sont pas aussi expo-sées aux intempéries des saisons que dans les places ou sur lacôte.

Les fonderies de canons en fer sont, en France, dans les at-tributions du ministère de la marine et sous la surveillance dof-ficiers instruits. Toutefois, lopération des fontes est exécutéepar des entrepreneurs.

Quant au procédé suivi, il est peu connu. On emploie encorepour la réception des canons lépreuve à toute outrance. Ainsilon coule un canon de 8 sur les dimensions suivies en dernierlieu à la fonderie de Liège. On le fait tirer en augmentant suc-cessivement la charge jusquà ce quil éclate. Sil soutient uncertain nombre de coups, ou considère le fer comme propre àla fabrication des autres bouches à feu. A cette épreuve, on en

(1) Les pièces pour larmement des côtes sont les plus vieilles et le»; moins bonnes de lamarine , qui garde toutes les neuves pour larmement de ses batteries,

( Traducteur ).

(2) Cest le contraire qui a lieu , car la marine a souvent occasion de tirer et rarementles places fortes, et jamais les batteries de côte , si ce nest en temps de guerre.

( Traducteur, )