DES BOUCHES A FEU. 49
a joint une autre, introduite en 1790 par Gazerann à la fonderie du Creusot, qui consiste à rompre des barres de fer,dites d’épreuve. Nous parlerons plus loin du mérite de cetteépreuve (1).
Dans les derniers temps, l’on s’est beaucoup appliqué enFrance à suivre la méthode des Anglais, qui paraît être assezbonne, pour la fonte des bouches à feu. Au reste, on évite avecsoin l’emploi de la fonte grise, attendu qu’on a l’expérience quedes pièces coulées avec celte fonte , n’ont pu supporter lesépreuves (a).
PAVS-BAS.
Il n’existe dans les Pays-Bas qu’une seule fonderie de bouchesà feu en fer; elle a été établie à Liège par les Français. Elleest maintenant (i 85 i)en pleine activité et régie pour le comptedu gouvernement. La bonne qualité des produits de cette fon-derie ne fait que de se manifester, et elle est due à la dernièreadministration, puisqu’en 1814, plusieurs pièces qui y furentcoulées ne purent supporter les épreuves. Elle a été jusqu’à pré-sent sous la direction du général Huguenin, auquel nous devonsun bon ouvrage, trop peu répandu, sur les travaux et les pro-duits de cette fonderie ( 3 ).
Les bouches à feu coulées à Liège, sont livrées, partie auxplaces et partie à la marine. Quelques-unes sont à la disposi-
(1) Aujourd’hui, avant d’employer les fontes dans les fonderies de la marine, on couleavec ces fontes un canon d’essai de 8 long que l’on soumet aux épreuves suivantes : 20 coupsà 2 liv. 4/3,1 boulet, 2 valets : 20 coups à 2 liv. 1/3 , 2 boulets , 2 valets ; 10 coups à4 liv., 3 boulets, 2 valets ; 5 coups à 8 liv. , G boulets, 2 valets; 3 coups h 16 liv. , 13 bou-lets , 2 valets. Il faut que la pièce résiste h cette épreuve de 58 coups tirés en quatre heurespour que les. fon tes soient admises. Elles dépassent toujours celte limite.
( Journal des Armes Spéciales , n“ 5, page 235. J
(2) Voir les recherches sur les canons en fer publiées par le général Tirlet en 1828 , impri-mées chez Dondey Dupré. {Traducteur, J
(3) Son titre est : Ilel-gienezenein-in Ryh , etc.