5o fabrication et «tniîE
tion de l’artillerie de la milice, qui s’en sert pour ses exercicesannuels, de manière que plusieurs de ces dernières ont déjàtiré plus de mille coups chacune, avec la charge de guerre. Au-cune n’a encore éclaté, ni môme éprouvé de dégradations sen-sibles, et, dans les derniers ëvénemens où l’on a employé descanons en fer, il n’a été nullement question d’aucun accidentde cette nature (excepté le mortier-monstre).
Pour bien apprécier la durée et la résistance de ces bouchesà fcù, on fit des épreuves sur un canon de 12 , coulé à Liègeen 1817. Il avait d’abord tiré deux coups avec une chargeégale au poids du boulet, sur laquelle on mit deux boulets etdeux bouchons. En octobre 1817, on lui fit tirer cent coupsavec une charge de 4 livres, un boulet et deux bouchons. Dedeux coups en deux coups, on faisait une pause de trois à qua-tre minutes. On le laissa ensuite exposé à l’air, jusqu’au moisde juin 1818, après quoi on lui fit encore tirer cent coups,par une température de plus de 36 degrés Réaumur , en faisantla même pause après chaque deux coups. On remarqua alorsun logement de boulet de trois points et une augmentation decalibre de deux points à la volée. Dans le dessein d’éprouver lalumière, on y avait introduit du pulverin, en le pressant avecle dégorgeoir ; son canal , qui était devenu triangulaire ouprismatique, avait augmenté de quatre points dans son plusgrand diamètre.
On laissa encore la pièce exposée aux variations de l’atmo-sphère , et on lui fit ensuite tirer 5 oo coups eu cinq jours,par une température de 5 à 12 degrés Réaumur. Le loge-ment du boulet fut alors de six points ; le diamètre vertical del’âme était de Un demi point plus grand que le diamètre ho-rizontal.
La lumière s’étant trouvée très-dégradée, on y mit un grain