G6 FABRICATION ET DURÉE
i 4 i 8 - On trouve encore à Toulouse un canon de l’an i 438 .
Louis XI fit couler en 1478, à Paris, à Toulon , à Orléans, à
Amiens et à Tours, douze bouches à feu, dont une coulée à
Tours, éclata au deuxième coup, et tua le fondeur Jean
Moqué.
Les premières qui aient été coulées en Allemagne , l’ont étéen 1372 à Augsbourg, parun nommé Aran. On fit un grandsecret du procédé employé dans cette opération ; on en coulaaussi en 1399, en Italie.
Alliage de cuivre, d’étain et de zinc.
On a peu de notions sur les alliages de cuivre employés dansles anciens temps. Cependant il parait certain qu’indépendam-ment de l’étain on y mettait du zinc, qu’on n’employait paspur ; car on ne connaissait pas encore ce métal à cet état, maisà celui de laiton, qui est une composition de cuivre et de cala-mine, dans laquelle il entrait quelquefois du plomb et du fer.Le plomb qui se trouvait dans les anciennes bouches à feu ve-nait plutôt encore de l’avidité des fondeurs , qui, au lieu d’étainpur se servaient de plateaux de ce métal, qui contenaenitplusoumoins de plomb. D’un autre côté, ce fondant dont ils faisaientmystère, contenait encore de l’antimoine, de l’arsénic, du bis-muth et plusieurs autres substances, bien qu’en petite quantité.
Les anciens fondeurs ignoraient le danger d’employer desmétaux nuisibles à leurs alliages. Comme on n’avait pas de ca-libre déterminé , on ne se donnait aucun soin pour obtenir del’exactitude dans les dimensions de l’âme. Pietro Sarti conseille,par exemple, d’alléger les pièces qui présenteront des souffluresdans celte partie, afin de les faire disparaître.
Les épreuves d’alors étaient très-fortes. Le plus souvent on