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Expériences sur la fabrication et durée des bouches à feu en fer et en bronze / recueillies et mises en ordre par Moritz Meyer ; traduit de l'allemand et augmenté d'un grand nombre de notes relatives à cet art en général, et terminé par un résumé des expériences de 1785 à 1813 par Ravichio de Péretsdorf
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G6 FABRICATION ET DURÉE

i 4 i 8 - On trouve encore à Toulouse un canon de lan i 438 .

Louis XI fit couler en 1478, à Paris, à Toulon , à Orléans, à

Amiens et à Tours, douze bouches à feu, dont une coulée à

Tours, éclata au deuxième coup, et tua le fondeur Jean

Moqué.

Les premières qui aient été coulées en Allemagne , lont étéen 1372 à Augsbourg, parun nommé Aran. On fit un grandsecret du procédé employé dans cette opération ; on en coulaaussi en 1399, en Italie.

Alliage de cuivre, détain et de zinc.

On a peu de notions sur les alliages de cuivre employés dansles anciens temps. Cependant il parait certain quindépendam-ment de létain on y mettait du zinc, quon nemployait paspur ; car on ne connaissait pas encore ce métal à cet état, maisà celui de laiton, qui est une composition de cuivre et de cala-mine, dans laquelle il entrait quelquefois du plomb et du fer.Le plomb qui se trouvait dans les anciennes bouches à feu ve-nait plutôt encore de lavidité des fondeurs , qui, au lieu détainpur se servaient de plateaux de ce métal, qui contenaenitplusoumoins de plomb. Dun autre côté, ce fondant dont ils faisaientmystère, contenait encore de lantimoine, de larsénic, du bis-muth et plusieurs autres substances, bien quen petite quantité.

Les anciens fondeurs ignoraient le danger demployer desmétaux nuisibles à leurs alliages. Comme on navait pas de ca-libre déterminé , on ne se donnait aucun soin pour obtenir delexactitude dans les dimensions de lâme. Pietro Sarti conseille,par exemple, dalléger les pièces qui présenteront des souffluresdans celte partie, afin de les faire disparaître.

Les épreuves dalors étaient très-fortes. Le plus souvent on