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Expériences sur la fabrication et durée des bouches à feu en fer et en bronze / recueillies et mises en ordre par Moritz Meyer ; traduit de l'allemand et augmenté d'un grand nombre de notes relatives à cet art en général, et terminé par un résumé des expériences de 1785 à 1813 par Ravichio de Péretsdorf
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FABRICATION RT DURÉJî

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(leurs (le ce pays coulaient la volée en bas , ce qui faisait que lamasselotle avait le diamètre de sa culasse, et par conséquent leinétal devait rester plus long-temps liquide, être plus dense etplus résistant (1).

Dartein , qui coula des bouches à feu vers 1790 , et dans lesintérêts duquel il entrait dexpliquer la différence entre les an-ciennes et les nouvelles , pense que ce qui donnait plus de du-rée aux premières , était le plus grand vent du boulet, et que lapoudre en usage alors était plus faible que celle daujourdhui,puisque , daprès le mortier éprouvette, elle est avec celle-cidans le rapport de 6 à 10 et même de 6 à i 5 . Cependant commelopinion qui existe en faveur des anciennes pièces ne sappuyepoint sur leur plus longue durée, mais sur la qualité de lalliageobservée à la cassure du métal, ces motifs 11expliquent point,au moins dune manière satisfaisante, linfériorité des piècesdaujourdhui (2).

La surface de rupture des anciennes bouches à feu est dunecouleur vive, parfaitement uniforme , de môme nature , dunelexture serrée, compacte , les aspérités très-tranchantes, tandisque, dans les nouvelles bouches à feu, elle est pâle, inégale ,d'une texture lâche et plus rase.

Dans un rapport adressé au ministère de la guerre, en 1822 ,parle directeur des fonderies de France (le général Marion)on remarque que lalliage du zinc avait déjà été supprimé dutemps de Keller. Cette assertion ne paraît pas exacte, puisquilest connu que jusquau moment des épreuves exécutées par legénéralGribeauval, le zinc était employé dans le métal à canon.

(1) Gcislerse Irompe ; les pièces coulées avec la bouche en bas avaient la culasse extrême-ment poreuse et les boulons de culasse cassaient facilement. Note du iraducler.J

(2) Louvrage de Dartein copié en grande partie sur celui de M. de lÉpine, napprend rien

«ur lart des fontes; ses produits constatés par la commission présidée par le colonel Douya,ont été reconnus de mauvaise qualité. ( Note du Traducteur, )