FABRICATION RT DURÉJî
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(leurs (le ce pays coulaient la volée en bas , ce qui faisait que lamasselotle avait le diamètre de sa culasse, et par conséquent leinétal devait rester plus long-temps liquide, être plus dense etplus résistant (1).
Dartein , qui coula des bouches à feu vers 1790 , et dans lesintérêts duquel il entrait d’expliquer la différence entre les an-ciennes et les nouvelles , pense que ce qui donnait plus de du-rée aux premières , était le plus grand vent du boulet, et que lapoudre en usage alors était plus faible que celle d’aujourd’hui,puisque , d’après le mortier éprouvette, elle est avec celle-cidans le rapport de 6 à 10 et même de 6 à i 5 . Cependant commel’opinion qui existe en faveur des anciennes pièces ne s’appuyepoint sur leur plus longue durée, mais sur la qualité de l’alliageobservée à la cassure du métal, ces motifs 11’expliquent point,au moins d’une manière satisfaisante, l’infériorité des piècesd’aujourd’hui (2).
La surface de rupture des anciennes bouches à feu est d’unecouleur vive, parfaitement uniforme , de môme nature , d’unelexture serrée, compacte , les aspérités très-tranchantes, tandisque, dans les nouvelles bouches à feu, elle est pâle, inégale ,d'une texture lâche et plus rase.
Dans un rapport adressé au ministère de la guerre, en 1822 ,parle directeur des fonderies de France (le général Marion)on remarque que l’alliage du zinc avait déjà été supprimé dutemps de Keller. Cette assertion ne paraît pas exacte, puisqu’ilest connu que jusqu’au moment des épreuves exécutées par legénéralGribeauval, le zinc était employé dans le métal à canon.
(1) Gcislerse Irompe ; les pièces coulées avec la bouche en bas avaient la culasse extrême-ment poreuse et les boulons de culasse cassaient facilement. Note du iraducler.J
(2) L’ouvrage de Dartein copié en grande partie sur celui de M. de l’Épine, n’apprend rien
«ur l’art des fontes; ses produits constatés par la commission présidée par le colonel Douya,ont été reconnus de mauvaise qualité. ( Note du Traducteur, )