DES BOUCHES A FEU.
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Dans la troisième édition de Saint-Remy , qui date de >745 (*)>il est question du zinc comme étant encore en usage dans lesfonderies.
La volatilisation de ce métal n’est pas un motif de le suppri-mer, puisqu’elle n’a lieu que dans des fontes répétées, et qu’a-lors on peut, dans chacune, en ajouter en proportion de ce quis’en évapore. Si l’on concluait de cette évaporation que le zincest inutile, nous dirions que cette assertion est sans fondement,puisque l’analyse fait découvrir du zinc dans toutes lcsancieunesbouches à feu (a),
Morla conseille d’employer le zinc dans le métal à canon. Ilattribue les logemens et battemens de boulets dans les pièces àla grande quantité de plomb que le zinc contient. 11 convientcependant que cet alliage ternaire est plus difficile à formerdans des proportions exactes que l’alliage en usage; difficulté ,du reste, qu’on pourra surmonter avec les connaissances quel’on acquiert chaque jour en métallurgie.
Dussaussoy (aujourd’hui lieutenant-colonel, directeur de lafonderie de Douai), a trouvé, dans des essais qu’il a faits en pe-tit, que l’on n’affaiblit point la résistance du bronze par uneaddition de zinc , quand ce métal ne dépasse pas la proportionde 3 p. îoo ; que l’alliage en devenait beaucoup plus fusible , etqu’il était moins sujet aux soufflures.
L’artillerie danoise emploie encore aujourd’hui le zinc dansla fabrication de ses bouches à feu.
(4) Ce qui est rapporté dans cetle édition est la copie de ce qui a été avancé dans la-première édition publiée en 1702.
Muritz qui a travaillé bien avant les épreuves et les expériences pour le système C»ri-beouval n'employait déjà plus le zinc. {Note du traducteur. J
(2) Le zinc qui rend le métal plus fluide était nécessaire dans le temps où les pièces étaientcouvertes de bas-reliefs ; mais aujourd'hui ce métal ne ferait qu’augmenter le dcchet.
/'Note du traducteur./