rUJRICATION ET DVnÉF.
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II résulte de tout ce qui vient d’élrc dit, qu'il n’y a aucunmotif fondé pour rejeter le zinc de l’alliage des canons. Il y au-rait , au contraire , des motifs de le conserver, puisqu’il paraitcertain que la décadence des bouches à feu en bronze, si nouspouvons nous exprimer ainsi, correspond à la suppression duzinc dans l’alliage dont elles sont formées (i).
Il a été fait peu d’essais pour constater la dureté de l’alliageternaire cuivre, étain et zinc, parce que dans le temps où il étaiten usageon ne portaitpassur le matériel de l’armée celte grandeattention qu’on y apporte aujourd’hui.
On coula en 1739, à Turin , deux canons de 16
L'alliage du 1 er était composé de 100 cuivre.
5 étain.20 laiton.
id. du 2* id. 100 cuivre.
2 étain.20 laiton.
ou
ou
92 cuivre.
4 étain.
4 zinc.
93 4 cuivre.1 5 étain.
4 1 zinc.
Le premier fut mis hors de service après trente coups tirésavec une charge de huit livres de poudre : le deuxième aprèsquatorze coups. Une pièce toute pareille , dont l’alliage était de9 d’étain sur 100 de cuivre, soutint seulement cent quarantecoups. Les alliages des deux premiers avaient été formés con-trairement aux principes, puisque le zinc ne procure pas dedureté au métal, mais seulement l’étain.
Deux autres canons de 16, fabriqués avec le meme alliage,eurent un sort tout semblable; car l’àme de celui qui contenaitcinq d’étain eut un accroissement de diamètre de vingt-neufpoints, après trois coups tirés avec une charge de dix livres deuxtiers de poudre, et l’âme de celui qui contenait deux d’étain ,
(1) Cela n’est pas prouvé. Le zinc n’est pas nuisible , mais il n’augmente pas la durée de*bouches à feu et produit un déchet plus grand dans les fontes.
(Note du traducteur. J