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Expériences sur la fabrication et durée des bouches à feu en fer et en bronze / recueillies et mises en ordre par Moritz Meyer ; traduit de l'allemand et augmenté d'un grand nombre de notes relatives à cet art en général, et terminé par un résumé des expériences de 1785 à 1813 par Ravichio de Péretsdorf
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eut un accroissement de trente-six points après le meme nombrede coups tirés à la même charge.

fin 1-71 on éprouva encore, à Turin , un canon de 32 , dontlalliage était le suivant ; savoir :

400 enivre, j / 88, 5 cuivre.

12 étain. 1 on \ 10, 1 étain.

G laiton. J ( 1, 4 zinc.

On tira huit cents coups en huit jours (douze coups par heure)avec une charge de dix livres deux tiers de poudre , sans quelânie ait manifesté la moindre altération.

Un autre canon du même calibre , et fabriqué avec le mêmealliage, fut épronvé la même année dans la même ville. On lechargea avec vingt livres de poudre; on y fit entrer avec forceun bouchon de foin ; on remplit le reste de laine avec de laterre glaise fortement comprimée ; on ferma la bouche avec untampon quon assujettit avec des éclisses, et le bouton de culassefut appuyé contre une poutre solidement établie. On plaça unepareille poutre en avant de la bouche, on la relia à la première,et on mit le feu à la pièce. Lexplosion eut lieu sans quelleéprouvât la moindre dégradation.

En 1780 on éprouva en France un canon de 4 . dont lalliageétait :

400 cuivre. ) j 90, 5 cuivre,

64 laiton. ) u j 9, 4 laiton.

Il résista au tir de sept cent vingt-cinq coups ; mais làmc sctrouva très-évasée à la bouche.

Ce que nous pouvons apprendre de lusage des anciennesbouches à feu ne suffit pas pour établir une comparaison entreelles et celles daujourdhui, puisque lon se servait, ainsi queDarlcin le remarque (1), de poudre faible, et que lun tirait très-

(î ) Voir cc qui a été dit de Duricin , page 93.