DES BOUCHES A FEU.
Alliage de cuivre et d’étain.
Avant île passer aux expériences qui ont été faites sur la résis-tance du métal des bouches à feu en usage aujourd’hui, il nousparaît convenable de jeter un coup-d’œil sur les connaissancesque nous possédons sur cet alliage , ainsi que sur les métauxqui peuvent y entrer, et qui, sans que nous nous en aperce-vions, peuvent en changer les qualités. Il nous sera plus facilede comprendre plus tard pourquoi des essais en grand, très-coûteux, ont souvent donné des résultats si peu décisifs, etpeut-être aussi pourquoi des pièces isolées ont si peu résistéaux épreuves , sans que l’on ait pu en apprécier la cause.
11 existe encore à présent des opinions bien contradictoiressur les propriétés des différons alliages de cuivre et d’étain. Lesuns pensent que le réfroiilissement trop lent cl’une pièce dimi-nue sa dureté ; d’autres que c’est un réfroidissement prompt quiproduit cet effet. Ceux-ci supposent que l’âme est d’autant plusdure qu’elle contient plus d’étain ; ceux-là que cétte circon-stance accélère sa dégradation , ou bien qu’elle se décompose ,ou enfin quee’est l'arrangement mécanique des parties du métalqui, dans cette circonstance, lui donne de la dureté. Comment,après le grand nombre d’essais qui ont été faits sur les bouchesà l'en, peut-il exister encore de telles contradictions sur desfaits aussi simples ? On ne peut le comprendre que lorsqu’onapprofondit ce sujet, parce que l’on voit alors que nous man-quons en général des notions métallurgiques nécessaires. L’onne juge l’alliage que sur la quantité d’étain qu'on y a mise, sansrechercher ce qui en reste après la fusion, et par conséquentce qui s’est ou perdu ou brûlé.
Lorsqu’on fait une analyse , l’on ne dit pas ordinairement