FAJUUCATION ET DUUÉE
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dans quelle partie de la bouclie à feu l’on a pris l'échantillonqu’on y a employé. Mais les buohillcs provenant du lbrage ontune autre proportion d’étain si ellessontprisesaubourrclet, quesi 011 les a obtenues en tournant le boulon de culasse, ou mêmeen tournant le bourrelet. Nous n’avons jamais la combinaison dumétal dont nous faisons usage, puisque l’alliage change dansses proportions par le réfroidissemenlplus ou moins prompt desdiverses parties de la pièce, et par d’autres circonstances quinous sont inconnues. Nous ne pouvons donc attendre les mômesrésultats de deux alliages qui auraient été composés dans lesmêmes rapports et dans des circonstances semblables , puisqueles parties qui les constituent peuvent être combinées entr’ellcstout différemment.
Les essais chimiques qui ont été faits à ce sujet, l’ont été engrande partie par des personnes peu exercées à ce genre d’opé-rations ; enfin ils ont été la source d’erreurs funestes qui se sontpropagées jusqu’à ces derniers temps.
Le meilleur ouvrage que nous ayons sur l’alliage des bouchesà feu est celui d’Hervé (1) , publié en 1827 , sur la matière àcanon. Il est un nouveau témoignage à l’appui de notre opi-nion. Un exemple pris dans cet ouvrage plein de mérite, nousparaît curieux. L’auteur dit, page 66, que l’on a analysé le mé-tal de six bouches à feu, et que h chlorure de soude, dans unedissolution par l’acide nitrique , a donné quelques traces d’ar-gent. La présence de ce métal n’a pas encore été remarquéedans de pareilles circonstances ; il serait donc nécessaire des’assurer avec le plus grand soin si c’est bien en effet ce que laréaction a produit ; s’il n’en était pas ainsi , ce pourrait bienêtre du plomb ; et comme le chlorure de plomb est assez soin-
(1) Voir le passage clans lu brochure cVIIervé.
{Documcns sur la matière àcanon, Strasbourg . 1827.)