DES BOUCHES A FEU.
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ble , il faudrait que la quantité de ce métal que les bouches àfeu contenaient ait été très-considérable pour avoir laissé undépôt , et alors on pourrait conjecturer que l’explosion de deuxde ces bouches à feu est provenue de cette cause plutôt que decelle que l’on attribue à la proportion de l’étain qui y entrait, àraison de 14 p. 100.
Nous n’obtiendrons des notions certaines sur la fonte desbouches à feu en bronze, sur la ténacité du métal, sur la du-reté et sur la proportion de l'alliage, que lorsqu’on éprouverades pièces différentes coulées dans des moules conservés très-chauds ; qu’après qu’on aura fait des analyses sur des buch illes ti-rées de la volée, des tourillons et de la culasse ( 1); enfin qu’aprèsqu’on se sera assuré positivement comment se comporte l’alliageaux différens points de la bouche à feu, par les diverses métho-des de réfroidissement.
L’on conçoit aisément que les dimensions des pièces ont aussisur cet objet une grande influence ; cependant nous avons vuque des alliages entièrement semblables avaient produit desbronzes très-différens, quoique l’analyse 11’y eût montré riend’étranger.
Le bronze se décompose à chaque réfroidissement pour ren-trer dans une combinaison particulière ; très-souvent il n’estpoint possible, même avec des yeux très-exercés, de recon-naître cette décomposition ; d’autres fois on la voit très-distinc-tement ; mais on ne peut en découvrir la cause. Le métal setrouve souvent jaunâtre avec des taches blanches. Dans desfontes exécutées sans le moindre accident, soit dans des petitescoulées, soit dans des grandes, soit dans celles qui ont lieudans des creusets, soit dans celles exécutées dans des fourneaux.
(1) C’est ainsi que les analyses ont lieu aujourd’hui sur des essais pris à la bouche , aucentre et au fond de l’âme, [Foir le règlement sur les fonderies.) (Note du Traducteur. J