^8 I-AMU CATION ET DUnÉli
Quelquefois aussi il y a des indices d’oxides. Les taches d’étair.ont quelquefois plusieurs centimètres de longueur.
Dans les gros mortiers coulés à noyau , les gerçures, lorsqu’ils’en trouve, se remplissent d’un métal blanchâtre , qu’on y voitsouvent en grande quantité.
Lorsque l’on coule des bouches à feu dans des moules bienconfectionnés et entretenus bien chauds , il arrive souvent quece métal blanchâtre, au lieu de tomber par le refroidissementdans le bas du moule , jaillit avec force dans le haut.
Cette circonstance se manifeste particulièrement dans lafonte des métaux neufs ; mais elle a également lieu dans la re-fonte des vieux bronzes.
Lorsqu’une bouche à feu est échauffée long-temps, ce métalentre en fusion.
Jusqu’à présent l’on a cru que ce métal était de l’étain, ettous les ouvrages écrits sur cette matière les désignent commetels ; mais les analyses prouvent à l’évidence que cet alliagecontient vingt-trois parties d’étain et soixante-dix-sept de cui-vre. Cet alliage est aussi dur que le métal de cloche ; il est d’ungrain fin ( i ) ; d’où il résulte qu’il est tout-à-fait inexact de sou-tenir que l’étain ne se combine pas chimiquement avec le cui-vre. La matière du bronze est probablement formée de plusieurscombinaisons chimiques opérées naturellement, dont nous neconnaissons ni les principes, ni l’arrangement. Ce que Meineckedit à ce sujet n’a point d’apparence de vérité, et ne s’accordeavec aucune observation chimique. Il est aussi peu prouvé,Comme le soutient Dussaussoy, que le cuivre ait une capa-cité différente pour l’étain, selon sa température. Ce qui a lieudans une dissolution n’a pas lieu dans des combinaisons clii-
(1) Les analyses faites en France donnent les mêmes résultats.
/Note du Traducteur./