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Expériences sur la fabrication et durée des bouches à feu en fer et en bronze / recueillies et mises en ordre par Moritz Meyer ; traduit de l'allemand et augmenté d'un grand nombre de notes relatives à cet art en général, et terminé par un résumé des expériences de 1785 à 1813 par Ravichio de Péretsdorf
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l44 FABRICATION £T DURÉE

pendant nous croyons que quand on en aura le choix, il estpréférable demployer, pour lafonte des bouches à feu pesantes,la terre pour étançonner les moules, tandis que pour les pièceslégères, létançon avec des bouchons est suffisant. On a essayé,avec beaucoup de succès, à Liège , de mouler en terre de très-gros mortiers immédiatement dans la fosse, daprès le procédéemployé pour les plus grands cylindres, et ce moyen a si bienréussi quil mérite détre recommandé.

Le coulage à syphon est définitivement abandonné ; toutefois,il faut plus de précaution avec le coulage par en haut. Mais si,par le moyen de rigoles, lon a la matière liquide jusquau-dessus de laxe des moules, si on la laisse tomber verticalement,et si le moule nest pas trop mal confectionné, il nest pas àcraindre quil se détériore parle choc du liquide. Le coulage àsyphon , au contraire, est toujours sujet à plusieurs accidens;la matière se refroidit promptement dans le long cours quellea à parcourir, et pendant lespace considérable de temps quillui faut pour monter; il reste alors des globules dans le métalplus compact, ce qui occasione des soufflures. Bien que jefusse autrefois très-partisan de cette méthode, ma propre expé-rience me la fait trouver très-vicieuse. La chûte précipitée etle mouvement rapide de la matière qui tombe den haut ne per-met pas quil y ait des soufflures; aussi les pièces coulées àsyphon, ont la plupart une plus faible pesanteur spécifique quecelles coulées par lautre procédé. Dans quelques fonderiesfrançaises, lon soutient que ce dernier mode rend le forageplus difficile, à cause de loxidationde grains isolés qui se trou-vent enfermés dans la masse de métal. Mais nous navons jamaiseu occasion de remarquer rien de semblable.

Une très-bonne méthode que nous avons vu employer à Liègedans la fonte des canons, consiste à chasser les crasses qui