DES BOUCHES A FEU.
d’ordinaire tendent à se placer auprès des moulures. Le fondeur,qui observe ce qui se passe dans le moule, a une espèce decône en fer avec un crochet à la main , au moyen duquel, aus-sitôt que la fonte est montée jusqu’à moitié des tourillons, ilbouche le trou de la rigole qui donne dans le moule, de manièreà ce que les échènes se remplissent de métal liquide. Arrivé à cepoint, il débouche la rigole et le métal tombe avec force dansle moule ; alors les ondulations produites par le choc portent ^les crasses vers le milieu, d’où elles montent dans la masselotte.
On agit de la même manière quand on arrive au renflement dubourrelet. Dans la fonte des petits calibres, on attache indépen-damment de cela, une couronne mince de paille entre la caissecontenant le moule des tourillons et la volée, et l’on fait glisserdans celui-ci un bouchon de foin. Lorsque le métal enflammeces objets, l’efTervescence qu’ils produisent rejette les impuretésvers le centre. Dans d’autres fonderies on fait les tourillons d’undiamètre plus grand vers la bouche de la pièce, à l’endroit oùles crasses se réunissent et on les enlève au tour. Mais cette mé-thode ne doit pas être adoptée. A la fonderie de Liège les touril-lons surtout sont si nets en sortant du moule, qu’on pourrait sedispenser de les ciseler.
Si la couche de couleur noire mise sur le modèle est tropfortement attachéeau moule, elle s’enlève dans le coulage; quel-quefois dans les moules en terre, elle se détache par parcelleset reste dans la fonte. Elle donne alors à la pièce l’apparenced’une fonte vicieuse dont on aurait voulu cacher les défauts parun travail superficiel. Pour obvier à cet inconvénient, on doittoujours faire cette couche très-mince et ne la pas faire séchertrop rapidement. Peut-être qu’une fumigation très-intense seraitplus avantageuse que cette couche noire.
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