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très-douteuses quand cette barre ne supporte pas au-delà de
48o livres.
Au contraire, depuis que cette épreuve a été introduite , il nes’est présenté aucun cas où une bouche à feu ait été trouvéemauvaise lorsque la barre d’épreuve avait supportés une chargeplus forte. Mais comme, dans une fonte exécutée régulièrement,les barres d’épreuve supportent en Suède jusqu’à 900 livres, onpeut mettre assez haut le minimum du poids qu’elles doiventsupporter ; le fixer, comme il l’a été originairement dans cepays ( en 1811 ) ,à 65o livres et s’en tenir à cette limite quiparaît offrir toute garantie.
Quelques exemples feront encore mieux apprécier l’exacti-tude de cette épreuve.
Un canon de 12 pesant plus de 55 quintaux, et dont la barred’épreuve n’a supporté que 5go livres, éclata d’abord avec lacharge de 22 livres de poudre et un boulet.
Un autre canon exactement semblable coulé avec le mêmeminerai, dont la barre d’épreuve se rompit sous un poids de446 livres et montra à la cassure de grosses fibres, parut dou-teux ; il éclata en effet avec une charge de 1 o livres de poudre,un boulet et une boite à balle.
Un canon de 18 pesant plus de 40 quintaux et dont la barred’épreuve supporta 640 livres, éclata avec s3 livres de poudreet un boulet.
La barre du canon de 18 de Norvège dont nous avons parléplus haut et qu’on n’a pu faire éclater, a supporté un poids de497 livres.
Un autre tout semblable , coulé avec d’autres minerais ,dont la barre d’épreuve 11’a supporté que 320 livres, ne ré-sista point au premier coup tiré avec 12 livres et demi depoudre et un boulet.