DES liOXJCIIES A FEU, 155
Celle dn canon à bombe du calibre de 72 qui a montré unesi grande résistance , supporte une charge.de 576 livres,
Si le fer est trop fortement décarburé, comme cela nous eït ~arrivé une fois dans la coulée d’un four à réverbère , les barresd’épreuve deviennent cristalisées dans toute leur épaisseur,blanches , pleines de soufflures et ne soutiennent pas un poidsde 3 oo livres. On ne peut plus alors en faire usage.
Un grande attention que l’on doit avoir dans la fabricationdes bouches à feu en fer consiste à diminuer autant que possiblela force des épreuves de chacune d’elles, car il y a lierr-de. croire,ainsi que déjà nous l’avons dit, que les fortes épreuves détrui-sent les canons.
Dans un essai qui fut fait à ce sujet, mais en petit et seule-ment pour en juger par approximation, on exposa des barresde fer coulées avec une même fonte et autant que possible dansdes circonstances semblables, au choc d’un mouton tombantd’une certaine hauteur , les barres étant soutenues par leursextrémités ; on compta le nombre de coups que chacune reçutavant de se rompre, et il ne différa point sensiblement.
On fit ensuite tomber cinq fois le mouton d’une hauteur unefois et un tiers plus grande, sur des barres pareilles, et aprèscette épreuve , on le laissa tomber de sa hauteur première ; ilse trouva qu’elles soutinrent un nombreinégalde coups, et beau-coup moins que précédemment y compris les cinq premières.De toute manière cet essai est trop incomplet et l’on n’en peuttirer aucune conséquence pour la qualité des bouches à feu ;mais c’est un averfissement dont on peuttirerquelqueslumières.Nous répétons que l’on peut trouver assez de garantie de larésistance des pièces, dans des épreuves sévères sur le fer cru,dans l’observation du coulage, dans les procédés de fabricationet dans les ruptures des barres d’épreuve en rejetant les bon-