l54 FABRICATION ET DURÉE
clics à feu douteuses , pour que l’on doive se contenter d’é-preuves plus faibles. 11 en résulterait un grand avantage pourles pièces en fer.
Le Pocketgunner fait mention d’une expérience singulièrequi, bien qu’elle n’ait jamais été employée, ainsi qu’un officieranglais nous l’a assuré, n’en mérile pas moins que nous enparlions ici, à cause du degré de perfection qu’elle paraît ap-porter dans les épreuves des pièces. Elle consiste à faire dis-soudre dans des acides un morceau de fer des pièces douteuseset à peser le graphite restant. Si la fonte en contient plus de i5pour cent, on peut hardiment prononcer que la bouche à feudont elle provient, n’a pas la ténacité nécessaire, taudis quepour celles qui n’en contiennent que 5 pour cent, on peut êtreassuré de la plus grande ténacité.
Fabrication, des bouches à feu en bronze.
En général on en fait encore moins sur la fabrication desbouches à feu en bronze que sur celles en fer coulé. Nous nemanquons pas d’ouvrages sur cette matière ; mais tous se rap-portent plus ou moins à la partie mécanique et à la partie mé-tallurgique propre , qui du reste, y est traitée si brièvement etavec tant d’ignorance de la science , qu’ils laissent tout à dé-sirer. Cela est facile à expliquer ; car, ainsi que nous l’avonsremarqué plusieurs fois , la science n’a pu encore prendre pieddans cette branche de l’industrie et une routine aveugle l’em-pêche d’être éclairée danssa marche.
Il y avait anciennement des famillesde fondeurs quide tempsimmémorial et de père en fils étaient en possession de coulerles bouches à feu ; ils sont même parvenus à une grande re-