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Expériences sur la fabrication et durée des bouches à feu en fer et en bronze / recueillies et mises en ordre par Moritz Meyer ; traduit de l'allemand et augmenté d'un grand nombre de notes relatives à cet art en général, et terminé par un résumé des expériences de 1785 à 1813 par Ravichio de Péretsdorf
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TES BOUCHES * FEU.

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nommée (i). Chaque famille croyait son procédé meilleur;elle considérait lart des fontes comme un héritage dont on nepouvait la priver. Cétait un droit acquis quelles ne partagaientavec personne. Il y a quelques années encore elles faisaient unmystère des têtes de forêts quelles ne montraient quaux cu-rieux qui navaient aucune connaissance du métier. La raisondu secret que les fondeurs mettaient dans leurs opérations,prouve leur ignorance , car dans plusieurs pays lon fut obligéde confier les établissemens à des officiers et ouvriers étrangersà cet art. On trouva qua près quelques essais infructueux, ilsréussissaient aussi bien que les maîtres fondeurs.

Lon a fait des essais multipliés pour connaître le meilleuralliage ; mais lignorance lon est encore des changemens quisurviennent dans le mélange des métaux pendant la fonte et lerefroidissement dans les moules ou par lamalgame dune cer-taine quantité d'autres métaux, dont nous avons parlé plus haut,na pas permis dobtenir un résultat favorable. Il est certain,du moins, quils influèrent sur lalliage au point de présenter detrès-grandes différences avec ce que lon avait calculé.

Dans la refonte des anciennes bouches à feu , la quantitédétain se trouve quelquefois réduite à 7 pour cent, sans que lacassure présente la moindre altération.

En général, il résulte de ces essais que lon ne doit jamaismettre dans lalliage moins deg ni plus de i3 pourcent détain,

(1) Avant la révolution française , il y avait en Piémont une famille de fondeurs decanons ( les sieurs Bianco ) , exclusivement chargée de la fonte des bouches <i feu et descloches. Elle faisait mystère de tout. Le grand-père, homme habile, consciencieux etdésintéressé, livra presque toujours dexcellentes pièces. Son fils, moins exercé et plusavide, ne fut pas toujours heureux. Il éprouva des rebuts nombreux. Les petits-GHfurent encore plus médiocres, et lun deux perdit sa réputation à la fonderie de Milan,sous le royaume dItalie. Eu général, ce nétaient que des ouvriers ignorans, comme laplupart de ceux qui se disent possesseurs de secrets importans : ils étaient des charlatans.

( Noie du traducteur. )