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Sur les quatre sessions de l'association géodésique internationale à Paris, Berlin, Nice et Salzbourg / par M. H. Faye
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Nord en Laponie , pour y mesurer, avec les in-struments et les méthodes de Picard, des arcsde méridien, tandis que Cassini et Lacaille ache-vaient la grande chaîne centrale de triangles quitraverse la France . Ces travaux mirent hors dedoute le fait capital que la Terre est sensible-ment aplatie aux pôles. Cétait justement lafigure que la Terre avait prendre, dès lori-gine, sous linfluence de sa rotation journalière,si elle avait été primitivement liquide.

Dès lors, les astronomes étaient en droit deconclure que cette fluidité originaire, si singu-lièrement entrevue par les géomètres, avaitété ignée et quelle se rattachait au phéno-mène le plus général de l'univers, à savoir lin-candescence des millions dastres qui en peuplentlétendue. La Terre et les planètes avaient,en effet, passer par cet état dincandescence;car, si le refroidissement séculaire, bien plusrapide pour ces tout petits corps que pour lessoleils, en a fait disparaître lapparence, nousen retrouvons pourtant des traces significa-tives dans leur aplatissement, si marqué pourJupiter et Saturne , dans laccroissement de latempérature au sein des couches profondes denotre globe, et surtout dans nos volcans. Des­ cartes avait donc raison de dire que la Terre estun soleil éteint. Si ces notions, devenues fami-lières vers la fin du xvin* siècle aux géomètres,aux astronomes et aux géodésiens, avaient étéplus généralement comprises, la Géologie nau-rait pas débuté, vers cette époque, par la fausse