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De là deux méthodes pour corriger les indi-cations d’un nivellement ordinaire.
Dans la première, on calcule les divers écar-tements des surfaces de niveau sur lesquellesl’observateur s’est transporté successivement,et l’on tient compte de ces différences de ma-nière à rapporter toutes les cotes à une mêmesurface de niveau, telle que celle des mers.Dans la seconde, on multiplie les ressauts descotes par le poids que l’unité de masse acquer-rait à chaque élévation, et, au lieu d’altitude, onévalue ainsi en kilogrammètres le travail cor-respondant de la pesanteur.
Seulement, dans l’application de cette secondeet très ingénieuse méthode des cotes dyna-miques, on rencontre la difficulté suivante. Pourtransformer en un point donné un ressaut d’al-titude en kilogrammètres, il faut y connaîtreexactement la pesanteur. Or on ne sauraitsuivre un nivellement avec le pendule, pourfaire partout où besoin serait une détermina-tion de la gravité à rôooô près. Il faut se ré-soudre à calculer cette quantité au moyen deformules connues.
Eh bien,-on en est aujourd’hui à contester cesformules sur un point capital. Faut-il, avecBouguer , Young ou Poisson, calculer la pesan-teur à la hauteur où l’on s’est élevé sur uncontinent, en tenant compte non seulement dudécroissement de la gravité en raison du carréde la distance au centre de la Terre , mais ausside l’attraction de la protubérance continentale?