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t-elle vers les travaux et les conquêtes de la paix. Partout les popula-tions se retournèrent vers l’industrie, vers les arts, vers l’agriculture,pour y chercher un remède aux profondes plaies faites parla guerre.Cet essor fut d’autant plus vif qu’il avait été plus longtemps com-primé. Mais il n’entre pas dans le cadre de ce travail d’exposer lesrésultats de cette merveilleuse impulsion donnée alors à tous lesmobiles d’activité de l’esprit humain; on doit se borner spécialementà l’ordre des faits qui concernent l’agriculture et d’où est sortie lasituation actuelle de l’enseignement agricole en Europe.
En Angleterre, dont le territoire n’avait pas été sillonné parla marche des armées, l’agriculture était en progrès et disposait detoutes ses ressources. La Grande-Bretagne devança donc facilementdans la carrière toutes les autres nations, secondée et encouragéequelle fut, en outre, par le caractère attentif et persévérant de sescultivateurs, par la haute intelligence, les richesses et le patriotiquelibéralisme des possesseurs du soi, par les vues élevées d’une admi-nistration toujours prête à ne reculer devant aucun sacrifice, quelquegrand qu’il soit, dès qu’il y a un résultat plus grand encore à en at-tendre pour les intérêts de la nation. Grâce à cet heureux concours,le sol anglais se trouve aujourd’hui le plus riche et le mieux cultivéde l’Europe, et sa prospérité agricole, fondée sur les bases les plussolides.
Toutefois, depuis que l’application des sciences à l’agriculture aouvert à celle-ci de nouvelles voies de progrès et d’améliorations,les Anglais ont compris l’utilité d’un enseignement agricole spécial.Un vaste institut agronomique a été fondé dans ce but pendant lecours de l’année i845, et, à partir de 1847, ^ es cours publics d’a-griculture ont été éablis en Irlande par les soins de l’administrationsupérieure de ce pays, sur le modèle de ceux qui existaient déjàdans la Grande-Bretagne depuis plusieurs années (1).
(1) Documents et pièces justificatives, n° 1,
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