instruction agricoleen Belgique,
lmtrucliou agricoleeu France,
— 6 —
pire, pour y servir de modèles aux agriculteurs, pour propagerparmi eux les bonnes méthodes et les bons procédés, et pour fairetoutes les expériences applicables au mode de culture de la régionoù chacune d’elles est située.
Enfin, un certain nombre de fermes-écoles et d’écoles spécialesy ont été établies pour l’instruction pratique des cultivateurs etl’enseignement des diverses branches de l’industrie agricole (1).
Si une contrée pouvait trouver dans l’état avancé de son agricul-ture un motif suffisant de regarder l’enseignement agricole commesuperflu, ce pouvait être la Belgique. Mais cette nation, si intelli-gente pour ses intérêts matériels, a parfaitement compris qu'au mo-ment où l’application des sciences à l’agriculture ouvre à cette der-nière une voie nouvelle et féconde, elle devait, sous peine de perdrebientôt le rang que lui assigne aujourd’hui l’habileté de ses agricul-teurs, élever le niveau de son enseignement agricole en proportiondes progrès que fait en Europe la science agronomique. Aussi, de-puis deux ans à peine, huit écoles d’agriculture de divers degrés etune école d’horticulture ont été fondées et organisées par le gouver-nement de ce pays (2).
Cet élan universel n’est point resté sans résultat, et, malgré lestâtonnements et les déceptions inséparables de tous les débuts d’en-treprises considérables, malgré la double cause de lenteur inhérenteà la réalisation d’améliorations agricoles sur une grande échelle, lesfruits heureux des efforts ainsi tentés pour encourager et perfec-tionner l'agriculture se produisent aujourd’hui dans ces diversescontrées à proportion des sacrifices que chacune d’elles s’est imposésdans ce but.
La France ne pouvait rester seule étrangère à ce mouvement. Les
(1) Documents et pièces justificatives, n“ 4.
(2) Documents et pièces justificatives, n° 5.