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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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naissaient des conditions mêmes de sa position, et que rien ne pou-vait les changer. Cette situation, dont M. de Dombasle se rendaitparfaitement compte, eût découragé un caractère moins persévérantque le sien; pour lui, il ne se laissa ni abattre, ni vaincre. Il pour-suivit avec calme et fermeté une tâche devenue dautant plus ingrateet dautant plus difficile, quil napercevait plus pour son œuvre lesconditions détendue et de perpétuité quil voulait lui donner et dontlespoir peut seul soutenir et animer le courage au milieu des obs-tacles et des travaux inhérents à la fondation de toutes les chosesgrandes et utiles.

Cependant, les difficultés qui naissaient des conditions défavo-rables dans lesquelles sétait placé M. de Dombasle allaient se com-pliquer, en 1828, dun embarras bien autrement grave. Lépoque duremboursement partiel des actions était arrivée. Les ressources surlesquelles M. de Dombasle avait compté pour ce remboursement luimanquaient complètement par suite de la baisse inattendue des eaux-de-vie, baisse qui, en frappant les produits de la distillerie dunedépréciation considérable, transformait en perte réelle les béné-fices que ses prévisions lui avaient fait espérer.

Cette situation périlleuse tenait compromise lexistence de linsti-tut. Les événements de i83o vinrent la compliquer de nouveauxembarras. Les troubles qui suivirent cette époque éloignèrent lesélèves et suspendirent la vente des instruments aratoires dont la fa-brication était, avec le produit des pensions, une des ressources de1établissement.

Pour comble de malheur, une épizootie, qui décimait les bestiauxde la contrée, frappa les étables de la ferme, et détruisit en partieun troupeau de mérinos dont la valeur dépassait 20,000 francs.

Une crise était imminente. Enfin le Gouvernement, prenant enconsidération les services rendus par létablissement de M. de Dom-basle, et ceux quil était appelé à rendre encore, se décidai lui veniren aide.

Le i4 février 1831, un secours de 3,000 francs fut accordé, et,