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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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bientôt après, une commande assez considérable dinstruments ara-toires, pour le compte de lEtat, vint rendre lactivité aux ateliers dela fabrique et des ressources à la caisse de létablissement.

Les années suivantes, M. de Dombasle obtint de nouvelles alloca-tions, qui finirent par se convertir en un fond fixe de 3,ooo francs,destiné à fournir dix bourses pour les élèves à qui la fortune deleur famille ne permettait pas de supporter les charges dune pensionentière ; plus tard, sur la demande de M. deDombasle, les 3,ooo francsfurent affectés au payement direct des professeurs de linstitut dontlenseignement devint ainsi gratuit.

Malgré linsuffisance de ces secours, malgré les difficultés de posi-tion contre lesquelles M. de Dombasle avait sans cesse à se débattre,il parvint à soutenir et à maintenir linstitut jusquau moment,arrivé au terme du bail onéreux dont les dures conditions lui avaientcréé tant dentraves ( 1842 ), il se décida avec regret à abandonner ledomaine ingrat sur lequel il avait épuisé pendant vingt années et lesforces de son corp*s et celles de son âme.

Ainsi prit fin cette célèbre école de Roville, qui, malgré ses im-perfections et sa courte durée, conservera cependant léternel hon-neur davoir fourni le premier exemple, en France, dune institutionexclusivement consacrée au perfectionnement de lagriculture pra-tique et de lenseignement agricole.

Mais, fondée sur un domaine rebelle aux efforts dune bonne cul-ture et mal approprié aux besoins dune grande exploitation, commeà ceux dune grande école, gênée par un bail dont les conditions sop-posaient aux améliorations et aux expériences les plus nécessaires,grévée de charges écrasantes, avec un capital trop exigu, lécole deRoville, abandonnée aux seules ressources quelle trouvait dans lesproduits de sa fabrique dinstruments ët dans les rétributions de sesélèves, et ne recevant de lEtat que des secours insuffisants, devaitfinir par succomber, quel que fût le génie de son fondateur. Commetous les initiateurs, il usa, dans cette lutte, ses forces, sa santé, sa