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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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fortune, et cest la France, à laquelle on peut reprocher peut-être dene lui être pas venue suffisamment en aide, qui recueille aujourdhuiles fruits de ses longs sacrifices.

Les instruments aratoires perfectionnés sortis des fabriques delinstitut (plus de 6,000 charrues et autres gros instruments), répan-dus peu à peu sur le territoire de la France, y ont donné le signaldes réformes et du progrès dans les procédés dexploitation. LesAnnales de Roville, monument impérissable de la science comme dubon sens et de la bonne foi de leur auteur, y ont propagé les principesencore trop peu connus de lagriculture pratique. Imprimant ainsiune nouvelle direction aux esprits, ils ont ramené lattention publiquevers les questions et les intérêts agricoles, et provoqué lapplication àlagriculture des connaissances physiques et naturelles dont le con-cours peut seul lui donner la fixité et la certitude dune science posi-tive. Dun autre côté, les nombreux élèves qui étaient venus se formeraux leçons et aux exemples de son habile directeur, se rendaient, ense dispersant, les apôtres de ses principes et de ses doctrines, et enprovoquaient lapplication. #

Une connaissance plus exacte des lois des assolements et des amen-dements, des soins plus intelligents donnés à la nourriture et à lélèvedu bétail ainsi quà lamélioration des races, les règles et le modèledune comptabilité rigoureuse appliquée aux opérations de lagricul-ture, tels sont les titres de M. de Dombasle à la reconnaissance desagriculteurs. Si lon voulait évaluer en chiffre les avantages quils ontproduits déjà pour le pays, cest par millions quil faudrait compter.Quen présence de ces résultats on mette en regard les quelques millefrancs accordés par le trésor public, on trouvera que jamais la Francene plaça à plus haut intérêt son argent, et que jamais économie nefut plus dommageable et plus regrettable que celle qui lui fit bornerces secours à prolonger lexistence de linstitut jusquà lexpiration dubail de M. de Dombasle, au lieu den consolider et den étendre lesbases par un concours proportionné au service quon devait enrecueillir. 4