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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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nuer le taux des rétributions des élèves. Elle s’adressa donc à l’Etat,et lui demanda de prendre à sa charge les traitements des professeurs,de pourvoir à tous les frais de l’enseignement et d’entretenir unnombre suffisant d’élèves à Grignon par la création de bourses et dedemi-bourses.

Les premiers refus opposés à ces demandes ne découragèrent pointl’association; un plein succès finit par couronner sa persistance.D’année en année l’opinion publique, manifestée par les conseilsgénéraux, par les sociétés d’agriculture, par les organes de la presseet dans les Chambres, appelait l’attention du Gouvernement versl’agriculture et réclamait pour elle une protection et des encourage-ments plus efficaces. Des ressources plus abondantes, destinées à cebut, furent mises par le budget à la disposition du ministre, et l’ad-ministration se trouva en mesure d’accueillir les demandes quelleavait été dans la nécessité de refuser auparavant.

Grignon obtint d’abord quelques secours temporaires, puis uneallocation annuelle de 8,000 francs, presque immédiatement portéeà 17,000 francs, et qui s’accrut encore successivement jusqu’auchiffre de 60,900 francs, dont l’institution a joui pendant douze anset jusqu’au moment de sa transformation en école régionale.

L’arrêté qui mit à la charge de l’Etat tous les frais de l’enseigne-ment de Grignon, et le dota, en outre, d’un certain nombre déboursés,porte la date du 3i mars i838; mais, dès l’année 1836, le ministre,prenant en considération les demandes de l’institution agronomique,avait provoqué, sur ce point, les avis du conseil général d’agriculture.Le conseil, tout en émettant un vœu favorable dans la séance du4 février 183 6, exprima toutefois la réserve que les professeurs se-raient nommés suivant un mode qui, autant que possible, garantiraitde bons choix; que leur nomination serait subordonnée à l’appro-bation du ministre, et que le programme des cours serait révisésous le rapport de l’instruction et sous celui de l’économie.

Des négociations furent donc suivies sur ce pied avec l’associationde Grignon; elles aboutirent à un arrangement d’après lequel leministre rendit l’arrêté qui modifia l’organisation de l’école et la

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