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quelques jeunes gens, et sollicita le concours de l’Étal pour agrandirle cadre de cette école naissante.
L’administration vint en effet à son aide; puis, cédant aux vœuxexprimés par le conseil général de l’Ain, par la société d’agricul-ture, et par toutes les autorités du département, elle érigea la ferme-modèle de la Saulsaie en école d’agriculture, en prenant à sa chargeles traitements des professeurs et les frais d’enseignement, et enentretenant dans l’institut un certain nombre de bourses.
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Les conditions mises par l’Etat à son concours, et les statuts im-posés à l’établissement furent, à peu de chose près, les mêmes quepour Grandjouan. Ils en diffèrent cependant sur certains points quicaractérisent la nature particulière de l’école de la Saulsaie, et lebut spécial que se proposait son directeur.
Ainsi M. Nivière, considérant que la Dombe tout entière, par-tagée en domaines de 600 à i, 5 oo et 2,000 hectares, se prêted’une manière spéciale aux opérations de la grande culture et à l’élèvedu bétail, se proposa d’abord, dans son exploitation, la productiondes plantes fourragères, sur une grande échelle, pour obtenir laproduction du bétail et celle des céréales; il se proposa ensuite,dans son enseignement, de former des élèves pour la grande cul-ture, et spécialement pour la culture que comporte et que com-mande la Dombe après le videment des étangs.
C’était donc une école pour les grands propriétaires et les régis-seurs de grandes propriétés qu’il voidut former. Or, pour qu’ilspussent joindre aux études théoriques les travaux et les études pra-tiques indispensables à un bon régisseur, M. Nivière attacha au suc-cès de son enseignement trois conditions :
La première, que le nombre des élèves serait très-limité, almque tous pussent s’occuper activement et assidûment des travauxet des opérations par lesquelles il convenait de les faire successive-ment passer.
La seconde, que la durée des études serait de quatre ans; et latroisième, enfin, qu’à l’expiration de ces quatre ans, chaque élève