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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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Ces inconvénients, joints à ceux qui ne pouvaient manquer de sur-gir du personnel même des directeurs, dont la conduite privée, lacapacité administrative, l’intelligence agricole, les ressources finan-cières avaient une influence décisive sur la prospérité et la conserva-tion des fermes-écoles, amenèrent la chute d’un certain nombre.

Bien peu auraient résisté si elles n’eussent été soutenues par lessubventions de l’administration. Celle-ci, du reste, profita de cetteexpérience et de ces essais pour étudier les imperfections et les vices deces sortes d’établissements, et chercher le moyen d’y porter remède.

Elle appela aussi à son aide le conseil général d’agriculture et lesaisit, en i845, de la question de l’enseignement agricole. Une com-mission, qui choisit pour son président M. Tourret, fut nommée parce conseil. Elle reçut du ministre communication de toutes les piècesqui pouvaient l’éclairer, et particulièrement des actes constitutifs desétablissements déjà existants.

Avis du conseil L e conseil général, après une discussion approfondit, adoptant les

general de l agncui- O 1 JL 1 1 X

!“on X îwTgne- bases sur lesquelles l’administration avait commencé à construireagricole. l’édifice de l’instruction agricole, admit les instituts comme une sorted’écoles secondaires de l’agriculture, et les fermes-écoles comme lepremier degré de cette instruction. Puis, pour compléter ce système,il demanda la création, dans les environs de Paris, d’un établisse-ment d’ordre supérieur destiné à favoriser la tendance de la science às’occuper de l’agriculture, et qui, sous le nom de ferme expérimentale,serait spécialement consacré aux essais scientifiques (i).

Forte de cet assentiment du grand corps de la représentation agri-cole, l’administration, bien que gênée par les moyens restreints misà sa disposition par le budget, s’avança avec plus de fermeté dans lavoie où elle était entrée, et travailla à constituer les instituts et lesfermes-écoles sur les bases approuvées par le conseil général, et à enaugmenter le nombre.

Jusqu’alors elle avait accordé ses secours aux institutions qui lui

(1) Documents et pièces justificatives, n° 8.