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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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en avaient paru dignes, en laissant en quelque sorte à l’appréciationdes fondateurs la faculté de les appliquer suivant les besoins de leursétablissements. A partir de 1 846, elle les subordonna à certaines con-ditions préalables ayant pour objet de ramener ces établissements àune organisation régulière, et de les faire fonctionner conformémentà leur but spécial. Dès lors, toutes les fermes-écoles furent à peuprès établies sur un pied uniforme. Le Gouvernement se chargea desfrais et des dépenses d’enseignement, laissant au propriétaire ou fer-mier du domaine, le soin et la responsabilité de directeur de l’école,son exploitation. Le cadre de cet enseignement fut resserré dans leslimites rigoureuses des besoins de la classe de cultivateurs qu’on vou-lait former, et des genres de culture propres à la localité, et pouvanty donner des profits.

Le concours de l’Etat ne fut, en outre, accordé et maintenu qu’au-tant que la ferme présenterait et conserverait une exploitation dignede servir de modèle, et par le bon état de ses cultures, et par le chiffresatisfaisant du revenu quelle produirait.

A cette fin, l’administration s’assura tous les moyens de surveil-lance et de contrôle propres à l’éclairer. Prémunie par ces précau-tions contre les inconvénients qui avaient excité à bon droit sa solli-citude, et en mesure, par le nombre de ses inspecteurs, d’exercerune surveillance plus efficace, l’administration procéda, dès lors,avec moins d’hésitation à organiser de nouvelles fermes-écoles.

Un petit nombre dés anciennes avaient pu seules se maintenir; en1 847, on n en com ptait plus que neuf d’existantes : c’étaient, au midi,celles de la Montaurone dans les Bouches-du-Rhône et de Salgourdedans la Dordogne ; au centre, celles de Montbellet, avec un asile d’en-fants trouvés, dans le département de Saône-et-Loire, de la Corée dansla Loire, de Poussery, avec une vacherie d’expérience, dans la Nièvre,et du Petit-Rôchefort dans la Charente ; au nord-ouest, celles du Campdans la Mayenne, de Grandjouan dans la Loire-Inférieure etdesTrois-Croix dans l’Ille-et-Vilaine. On trouvera plus loin , dans un chapitrerelatif à l’exécution de la loi, des détails plus circonstanciés sur chacunedes fermes-écoles, dans le tableau général de cette classe d’institutions.

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