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ral de l’agriculture demandait la création dans les environs de Paris,pour compléter ce système d’enseignement agricole, l’administra-tion, tout en appréciant ce vœu, n’avait pu le réaliser. Il lui étaitdifficile de trouver dans le voisinage de Paris une terre propre àêtre convertie enferme expérimentale, où des essais d’application dessciences à l’agriculture pourraient être pratiqués sur une échelleconvenable, et les dépenses qu’eût exigées un pareil établissementdépassaient les ressources de son budget.
Ainsi, les établissements d’enseignement agricole se réduisaientaux 2 5 fermes-écoles dont il a été lait mention, et aux deux institutsde Grignon et de Grandjouan.
Telle était, en résumé, l’organisation de l’enseignement agricole enFrance à la veille de la présentation de la loi de î 84S, et cette orga-nisation, comme on a pu s’en convaincre par l’exposé qui précède,n’était point l’effet d’un plan improvisé tout à coup, mais l’expressiondes vœux publics, le fruit de l’expérience et du temps, le résultatnaturel et nécessaire des faits accomplis.
Quand on arrête ses regards sur cette première phase de l’ensei-gnement agricole en France, on est douloureusement frappé de voirla plupart des établissements qui tentent de s’élever succomber sousles difficultés qui les assaillent à leur début. Mais la réflexion amènebientôt à reconnaître que l’agriculture subit en cela le sort de toutesles institutions humaines qui ont à se produire dans des conditionsnouvelles et à passer par la transformation du progrès : les premiersqui s’y engagent s’épuisent à frayer le chemin, tandis que ceux qui yentrent à leur suite trouvent ce chemin déblayé et y recueillent le fruitdes sueurs et des efforts de leurs devanciers. Rarement celui qui ouvreainsi la route arrive au terme; aussi l’histoire des découvertes, desaméliorations et du progrès n’est-elle trop souvent que le récit des tri-bulations et de la ruine de ceux auxquels l’humanité en est redevable.
Cependant quels qu’aient été les insuccès des premiers établisse-ments agricoles, ces établissements n’en ont pas moins contribué àl’amélioration de l’agriculture et au mouvement qui la pousse au-