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jourd’hui dans une voie de progrès et d’amélioration. Leurs revers riedoivent pas faire méconnaître leurs services, car de ces revers mêmessont sorties des leçons profitables; c’est pour les avoir vus ainsi auxprises avec les difficultés de leur situation, que l’administration a étéamenée à reconnaître ce que leur organisation avait de défectueuxet à se rendre compte de leurs inconvénients.
Elle a dû à cette expérience de discerner, à côté des avantagesincontestables des fermes-écoles et des instituts, les dangers et lesabus auxquels ils pouvaient donner lieu.
C’est par là que sa sollicitude a été éveillée, et sur le péril defaire perdre aux apprentis des fermes-écoles les habitudes de vieaustères et simples contractées dans leurs familles, et sur les précau-tions à prendre pour prévenir le danger et restreindre dans de sageslimites le cadre de leur instruction.
C’est par là qu’elle s’est aperçue de la difficulté de réunir dans cer-taines localités un nombre suffisant d’apprentis pour les fermes-écoles.
Cette même expérience ne lui a pas été moins utile pour s’éclairersur les instituts. Elle n’a pas tardé à reconnaître que par le fait seulque le domaine sur lequel ces premiers établissements étaient cons-titués n’appartenait pas à l’Etat, et quelle était obligée de prendrepour directeur le propriétaire ou le fermier de ce domaine, elle setrouvait exposée à investir de sa confiance un homme qui pouvait nepas lui offrir toujours toutes les garanties désirables. Cette mêmecondition ne nuisait pas moins à l’extension de l’enseignement, quine pouvait devenir suffisamment expérimental, parce que l’intérêt dupropriétaire combattait les dépenses nécessitées par les expérienceset les essais que réclamaient les besoins des études et des démons-trations agricoles.
Mais le plus grave de ces inconvénients tenait surtout à ce que ladurée de l’institution pour laquelle l’État faisait ainsi de grands fraisétait subordonnée à toutes les chances de maladies, d’accidents, derevers qui menaçaient la fortune, la santé, ou la vie du directeur. Ilest facile de concevoir combien ces conditions devaient gêner l’action