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du pouvoir pour le maintien des études et de la discipline, et combiende froissements et de difficultés elles devaient amener dans la pratiqueentre l’administration et les directeurs propriétaires du domaine.
Eclairée ainsi par l’expérience des faits accomplis sur les besoinsde l’enseignement agricole et ses conditions de succès, l’administra-tion a pu apporter dans les dispositions du projet de loi destiné àorganiser cet enseignement, une connaissance plus approfondie dela matière et des précautions plus prévoyantes contre les inconvé-nients qu’il fallait écarter. Si, malgré ses intentions, elle n’a pointréussi à les repousser tous, s’il lui a fallu faire fléchir ses principeset ménager des positions acquises dont l’équité commandait de tenircompte, elle a du moins fait ses efforts pour en restreindre et pré-venir les abus, ainsi qu’on en trouvera la preuve dans la partie decet exposé qui va suivre.
II.
PROPOSITION,
DISCUSSION ET ADOPTION
DU DÉCRET DU 3 OCTOBRE 1848.
On vient de voir quelle était la situation de l’instruction agricoleen France lorsque éclata la révolution de Février. La perturbationque les événements qui en furent la sujte produisit dans l’industrie,et les dangers que cette perturbation fit courir à la société tout en-tière , formèrent un contraste si frappant avec le calme et la régula-rité dans lesquels se maintinrent les exploitants agricoles, que toutle monde en fut naturellement saisi. On en comprit mieux l’impru-dence qui avait provoqué et favorisé le développement démesuréde l’industrie manufacturière, sans accorder le même concours et lesmêmes encouragements à l’industrie agricole.
D’un autre côté, le suffrage universel fit arriver à l’Assembléenationale un plus grand nombre d’agriculteurs; leur voix s’unit àl’opinion publique pour réclamer, en faveur de l’agriculture, les