46 —
cours qui seraient établis, des chefs de service faisant fonctions derépétiteurs.
Pour satisfaire à la condition d’être le complément de l’instruc-tionagricole, l’institut national agronomique réunirait tout ce quiest nécessaire à ce but élevé, soit au point de vue théorique, soit aupoint de vue pratique.
Aux moyens d’instruction les plus complets sous tous les rapports,il joindrait une exploitation rurale étendue, les jardins et pépinièresque réclame l’horticulture, les forêts nécessaires aux études sylvicoles,une école d’irrigation, et enfin des animaux domestiques de toutesles espèces, et des principales races, soumis à des essais d’améliorationet de perfectionnement. Des expériences y seraient faites, au doublepoint de vue de la science et de l’économie, sur l’introduction etl’acclimatation, dans nos contrées, de nouvelles espèces végétales etanimales étrangères à notre sol et à notre climat.
Près de l’institut national agronomique, 4o bourses seraient ac-cordées par l’Etat à 4o élèves, choisis au concours parmi les meil-leurs élèves boursiers des écoles régionales. A côté de ces élèvesboursiers, les cours seraient ouverts à des élèves libres, qui pour-raient prendre part à tous les travaux de l’établissement. ■
Le ministre ne proposait pas de recourir à l’internat. Tous lesélèves, boursiers, et non boursiers devaient être externes.
La durée des cours était de deux ans. Chaque année, les troismeilleurs élèves de l’institut recevraient, aux frais de l’Etal, pour troisans, une mission complémentaire d’études et d’investigations agri-coles qui s’exécuterait tant en France qu’à l’étranger.
A partir de l’année 1860, nul ne serait admis au concours pour lesfonctions de professeur et ne serait nommé inspecteur d’agriculture,s’il n’était muni du diplôme de l’institut.
Les vacheries, bergeries actuellement existantes, seraient annexéesaux établissements d’instruction agricole dont elles ne seraient queles accessoires.
Un crédit de 5oo,ooo francs était ouvert au ministre de l’agricub