— 48 —
ces institutions, en disant qu’il en sera d’abord établi une danschaque département, et que cette organisation sera successivementétendue à chaque arrondissement.
TITRE IL
ÉCOLES RÉGIONALES.
Relativement aux écoles régionales, le comité insiste seulementsur leurs conditions de fermes expérimentales, et introduit mêmedans le projet de loi l’énumération et la nature des expériencesauxquelles elles devront se livrer.
L’organisation proposée pour ces écoles n’a pas été unanimementapprouvée par le comité. Quelques membres ont pensé que l’exploita-tion de ces établissements devait rester à la charge de l’industrie par-ticulière, parce que, sous la surveillance de l’État, la culture ne donnepas les mêmes bénéfices que les exploitations privées. La majoritén’a pas cru devoir se rendre à cette objection, et a maintenu la dis-position du ministre.
TITRE III.
INSTITUT NATIONAL AGRONOMIQUE.
Le comité, convaincu que l’institut national agronomique est ap-pelé à opérer une véritable révolution dans les sciences appliquéesà l’agriculture, en approuve complètement la création.
« Nous sommes d’autant plus fondés à le croire, dit le rapporteur,
« qu’il a été démontré que toutes les industries qui ont eu un ensei-« gnement professionnel supérieur ont progressé dans des proportions« incalculables, dans un temps très-court, comparées à ce qu’elles« avaient été avant le secours du savoir. Cette haute institution, dont«la pensée a été émise à plusieurs reprises, exercera donc la plus« heureuse influence sur le développement de notre agriculture. Le« comité insiste spécialement sur le point suivant : l’institut national«agronomique, dit-il, doit surtout éclairer l’agriculture française et« l’Administration sur la question mal comprise de la production ani-« male. Non-seulement il doit étudier à fond et appliquer toutes les■* ressources que les sciences naturelles offrent au perfectionnement