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tinguent par les qualités remarquables de leur culture et de leursproduits, et surtout à ceux qui donnent l’exemple de la culture desplantes fourragères.
Ce qui manque à nos campagnes, plus encore que la science agri-cole, c’est l’argent nécessaire à l’amélioration de leur culture. Si vousvoulez que l’agriculture fasse des progrès, mettez donc, en organisantle crédit agricole, l’argent à la portée du cultivateur qui en a besoin,et qui ne sera pas obligé, pour l’avoir, de passer par les mains desusuriers. Ajoutez à ces institutions de crédit la réforme des ordon-nances de douane qui blessent et gênent l’agriculture, soit en mettantdes entraves à l’exportation de ses produits, soit en ne protégeant pasassez l’industrie agricole contre la concurrence des produits étrangers.
Des écoles disséminées sur quelques points de notre vaste terri-toire parviendront trop lentement à répandre l’instruction, si vousn’ajoutez pas à leur action l’influence des institutions qui, telles queles comices agricoles, les sociétés d’agriculture et d’horticulture, éta-blissent des relations entre les cultivateurs et font circuler plus rapi-dement parmi eux les améliorations et les découvertes.
D’ailleurs, ajoutaient-ils encore, où pourrrez-vous prendre le per-sonnel dont vous aurez besoin pour vos écoles? Vous ne le trouvereznulle part.
Puis, parcourant les différents degrés d’enseignement, ils repro-cliaient au projet d’engager le trésor dans des dépenses considérablesen accordant aux fermes-écoles une subvention trop élevée eu égardà l’étendue du domaine cultivé, et en mettant au compte de l’Étatl’exploitation des écoles régionales, dont les frais d’appropriation etd’établissement monteraient beaucoup plus haut qu’on ne semblaitle prévoir.
Les défenseurs du projet répondaient que la loi n’embrassait pasl’organisation tout entière des institutions agricoles, mais quelle serenfermait dans le cadre de l’enseignement d’après son titre même.Sans contester l’utilité des asiles ruraux des colonies agricoles, des