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efforts tentés sur plusieurs points pour y introduire les améliorationsque la culture réclamait, la création des établissements auxquels ilsavaient donné lieu, manifestaient ce sentiment d’une manière plus po-sitive encore. Le lieu et le moment étaient donc à la fois favorables àla constitution de Grandjouan en école régionale d’agriculture. L’exis-tence déjà ancienne de cet établissement, la réputation de son directeuret les vœux des conseils généraux de cette région militaient encore enfaveur de cette mesure.
Un motif particulier y engageait de plus l’Administration, qui avaità aviser aux moyens de sauver de sa ruine une école pour laquelleelle avait fait déjà de nombreux sacrifices. Le ministre de l’agricultureaccueillit donc favorablement la demande de M. llielïel, et chargeaun inspecteur général d’agriculture d’étudier avec soin cette affaireet de préparer les arrangements nécessaires pour sa mise à exécution.
A la suite desrappoi’ts adressés à ce sujet par l’inspecteur, l’Etat,représenté par le ministre de l’agriculture, prit à ferme une partiedu domaine de Grandjouan, au moyen d’un bail passé avec M. Rieffèlagissant en même temps, soit en qualité de propriétaire , soit en qua-lité de fermier du domaine.
Le domaine de Grandjouan se composait, ainsi qu’il a été dit,d’environ 5oo hectares. Les parties qui en ont été détachées pourconstituer l’école régionale sont :
i° La ferme de Montauban, la Porterie, la Chaumière et Terre-Neuve, situées commune de Nozay, consistant en bâtiments d’expioitation, terres labourables, prés, pâtures d’une contenance superfi-cielle de 1 2 8 hectares ;
2 ° Le manoir de Grandjouan et la ferme de l’Avenir, consistanten bâtiments d’exploitation, terres labourables, prés et pâtures, letout d’une contenance de 96 hectares;
3° La ferme de la Roclie-Blanclie, consistant en 56 hectares de terreslabourables, prés et pâtures ;
4" La ferme de Lagrange, consistant en 20 hectares de terres labou-rables, prés et pâtures.