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l’on ait pour objet d’accroître la richesse de notre production animalepar l’introduction de nouvelles espèces ou par l’appropriation, d’es-pèces déjà connues, à de nouveaux services.
La nécessité d’animaux nombreux amène, à son tour, celle decultures assez considérables pour assurer leur entretien et leuremploi.
Les cours d’économie rurale et d’agriculture trouvent, par celamême, dans l’étendue des cultures nécessitées par ce bétail, les con-ditions qui leur sont nécessaires pour donner à leur enseignementl’appui des exemples et les démonstrations de la pratique.
La question des irrigations n’intéresse pas moins notre prospéritéagricole que celle de la production animale. Les progrès qui nousrestent à faire sous ce rapport sont tout aussi essentiels que ceuxque nous avons à poursuivre pour l’amélioration de nos races. Cettequestion forme une des attributions les plus importantes de la chairedu génie rural. Mais combien cette question pourra être plus utile-ment étudiée, plus clairement traitée, si le professeur a pour champde ses démonstrations un terrain qui puisse offrir dans un systèmed’irrigation disposé sur une grande échelle, non-seulement des exem-ples de l’art de diriger les eaux, par conséquent d’augmenter laproduction fourragère, mais encore la preuve des résultats avanta-geux qu’on peut retirer des terres humides, en les assainissant parle drainage.
De quels avantages ne serait pas privé le cours de sylviculturesi, pour les semis et plantations des arbres, pour le traitement et laconservation des bois, pour leur exploitation et leur reproduction, ilne pouvait pas joindre la démonstration, à la théorie, sur une étenduede bois assez considérable pour offrir des exemples successifs de cesdiverses opérations !
Il serait superflu de continuer ces indications. Il semble suffisam-ment établi par celles qui viennent d’être exposées, que l’instructionappliquée telle qu’elle doit être donnée à l’Institut de Versailles pouf