— 209 —
choisis dans les principales espèces indigènes et exotiques : par suite,l’entretien et l’emploi de ces animaux rendaient nécessaire une cul-ture qui pût les nourrir et les utiliser.
Cette culture, au reste, était également réclamée par les besoinsdes leçons d’agriculture et d’économie rurale, dont les applicationsne pouvaient avoir lieu que sur le terrain, en présence des faitset des circonstances dont une grande exploitation rurale présenteseule la réunion. Des raisons analogues motivaient, pour l’hor-ticulture , l’arboriculture, la sylviculture, le génie rural, des moyensd’application non moins considérables, tels que potager, jardins, pé-pinières, forêts, terres irriguées et assainies par le drainage, cons-tructions rurales, etc.
Mais ce n’était pas là tout. L’exploitation agricole de l’Institut deVersailles, pour satisfaire aux diverses conditions qu’elle avait à rem-plir, devait revêtir un triple caractère et poursuivre à la fois trois ré-sultats différents.
Elle devait présenter d’abord une culture normale, propre à four-nir aux élèves et au public le modèle d’une exploitation rurale per-fectionnée, habilement et fructueusement conduite.
Il fallait, en outre, réserver une place pour l’expérimentation desméthodes et des procédés nouveaux, ainsi que pour les essais quipourraient être tentés dans le but d’introduire des améliorations etdes perfectionnements, ou de vérifier, par la pratique, les données dela science agricole.
Enfin, la naturalisation des végétaux et des animaux exotiques envue de leur utilité pour les besoins ou les services du pays, et la do-mestication des espèces animales qui paraîtraient en devenir suscep-tibles, complétaient, pour les fermes de l’Institut agronomique, latriple mission,
D’une exploitation normale et modèle nourrissant de nombreuxanimaux,
D’une ferme d’expérimentation ,
D une école de naturalisation.
27