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Affectation à l’Ins-titut du domaine duPctil-Parc de Ver-sailles.
Jusqu’alors il avait été impossible à l’administration de se pro-curer, aux environs de Paris, un domaine assez considérable pour seprêter à ces dispositions.
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Le retour à l’Etat des biens composant la dotation de la listecivile venait lever cette difficulté, en offrant, dans le petit parc deVersailles, la réunion de toutes les conditions que le plan de l’Insti-tut national agronomique pouvait faire désirer.
La description détaillée qui va en être donnée ci-après montrera,en effet, qu’on n’eût pu rencontrer nulle part peut-être une situa-tion plus favorable et un ensemble de culture plus avantageux etplus complet pour le but qu’on voulait atteindre.
C’est cette heureuse réunion de circonstances qui avait déterminél’administration d’abord, et ensuite l’Assemblée constituante, à choi-sir Versailles pour le siège de l’Institut national agronomique.
Aussitôt après le vote du décret qui affectait à cette destination lesdomaines du Petit-Parc, l’administration de l’agriculture se mit enmesure d’en prendre possession.
Sur sa demande, un arrête du Chef du pouvoir exécutif, en datedu 20 décembre i848, plaça dans les attributions du ministère del’agriculture et du commerce, pour être affectés à l’Institut nationalagronomique, les trois fermes delà ménagerie, de Satory et deGallie-Chèvreloup, telles qu’elles sont décrites dans les baux existants etcirconscrites par les murs du Petit-Parc, et, en outre, les bois etavenues, compris dans les limites des mêmes murs, ainsi que les ter-rains et bâtiments du haras, et enfin le potager.
Le ministère de l’agriculture put entrer immédiatement en jouis-sance du potager, ainsi que des bois et avenues; mais il n’en fut pasde même pour les trois fermes, qui avaient été louées en vertu debaux consentis par l’ancienne liste civile. Ces baux contenaient tous,il est vrai, une clause résolutoire portant que le bailleur aurait ledroit de rentrer en possession de tout ou partie des biens affermés,au moyen d’une indemnité accordée au preneur, laquelle indemnité