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tionnés par l’Etat. M. Royer attribue à cette différence l’infériorité de l’en-seignement agricole de la Prusse, en comparaison de celui du Wurtemberg.
1. Institut royal agronomique et forestier be hoiienheim.
Cet institut fut fondé en 1818 par le roi Guillaume, pour former despropriétaires, fermiers et régisseurs de grandes exploitations. Il est établisur un domaine royai composé de 33 o hectares, non compris 12,000 hec-tares de forêts. Ce domaine est abandonné gratuitement à la direction ;celle-ci rend compte des dépenses et des recettes au ministre de l’intérieur,
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et le déficit est comblé par l’Etat.
En 1820, une école forestière, dontle siège était à Stuttgard, fut annexéeà l’institut de Hohenheim.
L’illustre Schwerz fut le premier directeur de l’institut et y resta jusqu’en1828. Le baron d’Ellrichshausen lui succéda, et, sous sa direction, l’en-seignement forestier fut développé et complété. Le troisième directeur futVolz,en i 832 ; le quatrième, le baron de Weckherlin, en 1S 3 7; le cin-quième est M. Pabst, qui y est depuis 18 45 .
Le personnel enseignant se compose d’un directeur, de 6 professeurs,de k fonctionnaires chargés de diverses parties de l’exploitation , et de2 maîtres demeurant au dehors et ne venant à l’établissement que lorsqu’ilsdonnent leurs leçons, l’un pendant l’hiver, l’autre pendant l’été.
L’enseignement comprend trois parties : les deux premières spéciales,l’une pour les élèves agronomes, l’autre pour les élèves forestiers; la troi-sième commune à tous les élèves de l’institut.
Les leçons portent sur quarante cours, dont voici une rapide analyse :
I. MATIÈRES AGRICOLES.
A. Production végétale.
1" cours. — Agriculture proprement dite.
Introduction à la science agricole.
Théorie de ta production des plantes, divisée en 8 parties, dont les 5 premièrestraitent de la production en général, et les 3 dernières, de leur applicationà l’agriculture, savoir :
i° Du climat.
2 ° Du sol.