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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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mais la nécessité défaire des expériences, de tenter des essais qui peuventcompromettre les résultats généraux de la culture, rendent indispensable,dans ce cas, l'exploitation par lÉtat. Aussi, avons-nous pensé que les écolesrégionales devaient être lœuvre du Gouvernement, à la charge duqueltomberaient naturellement, dans ce cas, les dépenses de premier établis-sement, ainsi que les frais de culture qui seraient, à fort peu de choseprès, couverts par les recettes; dailleurs, des constructions ou au moinsdes appropriations de locaux doivent y être exécutées, et il serait fâcheuxde faire ainsi, sur la propriété dun particulier, des dépenses qui ne reste-raient affectées à lécole que pendant un terme court, puisquil serait auplus celui de la vie dun homme ou de la durée dun contrat.

Les écoles régionales ne devraient pas excéder le nombre de vingt, quinous a semblé répondre aux exigences; elles se recruteraient parmi lesjeunes gens qui se destinent à diriger lexploitation du sol, soit pour leurpropre compte, soit pour le compte dautrui. Ces élèves ne seraient admisquaprès examen, et le nombre moyen serait, par chaque région, de qua-rante. On réserverait, en outre, vingt bourses aux élèves des fermes-écolesqui auraient mérité cette récompense par leur travail, leurs connaissancesacquises et leur aptitude.

Mais ici se présente une question dont la solution mérite une sérieuseattention : lenseignement primaire de lagriculture donné dans la ferme-école sera gratuit; lancien gouvernement lavait admis, la République nepeut faire moins. Il ne peut donc sélever dobjection sérieuse contre lagratuité de ce degré dinstruction. Mais en sera-t-il de même pour lensei-gnement plus élevé, pour celui de lécole régionale? Non, avons-nouspensé; on doit dans celle-ci, tout en ne faisant rien payer à personne pourles frais denseignement, nentretenir gratuitement que les jeunes gens peufavorisés par la fortune, ayant fait preuve de grande aptitude, de moralité etde zèle dans les fermes-écoles, et ny recevoir quau prix dune pension repré-sentant les dépenses de nourriture, chauffage, éclairage, etc. les élèvesriches, ne sortant ni de la classe des travailleurs, ni, par conséquent, desfermes-écoles. Nous admettons donc quil y aurait dans les écoles régio-nales, i°des boursiers sortis par le concours des fevmes-écoles, et i° desélèves payant pension, admis à la suite dexamens. Linstruction propre-ment dite nen serait pas moins gratuite pour tous.

La durée des études à lécole régionale serait de deux années au moins

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