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et sagement combiné avec son instruction, indemnisera ie directeur de laferme-école de i’excédant de frais qu’il pourra occasionner. Une allocationde 75 francs par an et par élève sera mise à la disposition du directeur : elleservira à l’entretien du trousseau de l’apprenti ; l’excédant sera versé dansune masse commune et réparti entre chaque élève à la fin de chaqueannée. Elle fournira ainsi, au bout de trois ou quatre ans, un petit péculeà chaque élève sortant -, mais il en serait privé, au bénéfice de ses cama-rades, s’il ne terminait pas ses études, s’il quittait l’école avant les troisans qu’il doit y rester.
Enfin, une prime de 4oo francs sera accordée chaque année à l’élève quiobtiendra le n° 1 en sortant de l’école.
Une ferme-école organisée comme nous venons de le voir, citoyens, et ins-truisant trente-trois élèves en moyenne, ne coûtera à l’État que i4,55o fr.,
savoir :
Le directeur... 2 , 4 oofr.
Quatre professeurs. 3,5oo
33 élèves à a5ofr. l’un. 8,2 5o
Prime pour le premier élève sortant. 4 00
Total . i4,5oo
Le bénéfice que la République et le progrès y trouveront sera énorme,si nous le comparons à la petite dépense qu’il occasionnera.
Dans son projet de décret, le ministre, qui nomme le directeur de laferme, dit que ce fonctionnaire lui rendra compte, ainsi qu’au préfet, dela répartition des primes et des motifs qui l’ont dirigé dans cette distribu-tion. Votre commission a pensé qu’il vaudrait mieux que cette distributionfût faite par suite d’une décision prise par le directeur et les autres mem-bres du corps enseignant, réunis au jury. Ce mode a paru offrir plus degarantie contre la partialité ou les erreurs qui pourraient avoir lieu.
Le nombre des éfèves sera de vingt-quatre à trente-six dans chaqueécole, suivant l’étendue de son exploitation ; ils y seront admis de seize àdix-huit ans; la durée des études ne pourra pas être de moins de trois ansni de plus de quatre.
Votre comité s’est sérieusement occupé de l’âge auquel les enfants se-ront admis à la ferme-école. Quelques-uns de ses membres ont pensé qu’il