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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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de professeurs qui enseigneront toutes les sciences naturelles, physiques,chimiques et mathématiques, etc. dans leur application à toutes les branchesde lindustrie agricole -, quatre chefs de service répétiteurs seront employésaux divers services de lexploitation, tels que celui de la pratique agricole,des étables, écuries et bergeries, de perfectionnement danimaux, de jardins,pépinières et vergers, de sylviculture, etc.; un agent comptable, un bi-bliothécaire conservateur des collections et deux surveillants compléterontle personnel que doit comprendre linstitut. Ladmission des élèves serasoumise à des examens devant un jury, et des diplômes seront délivrésaprès des épreuves solennelles.

Lagriculture aurait ainsi, comme les ponts et chaussées, les travaux pu-blics, les mines, les arts, les diverses armes délite de larmée, ses hommesspéciaux. Ils jugeraient, daprès les profondes études quils auraient faites,les moyens propres à faire réussir toutes les grandes conceptions en indus-trie rurale. La plupart ont échoué si elles ont été mises en pratique, etnont point été exécutées faute de capacité pour bien les interpréter et lesdiriger. La France et lAlgérie ont des terrains incultes qui offrent à la Répu-blique des richesses incalculables dont elle ne peut pas profiter. Elle napas encore les hommes de savoir et de génie qui pourront en diriger fruc-tueusement lexploitation. Ces agriculteurs, dailleurs, qui commanderontla confiance par leur savoir et les preuves quils auront données de leurhabileté à bien diriger des entreprises lucratives, attireront vers lindustrierurale les capitaux qui auraient continué de sen éloigner toujours. Celasexplique : largent fuit avec raison les entreprises hasardées ou mécon-nues; il recherche toujours le capital de lintelligence et du savoir, quisait le faire fructifier. Le capital moral et le capital matériel se prêtent tou-jours un mutuel appui, parce quils peuvent compter lun sur lautre, etque lexpérience leur a prouvé quils avaient raison tous les deux.

Le ministre a pensé que linstitut national agronomique, organisé commeles facultés de médecine et de droit, ne devrait pas avoir délèves internes;que les boursiers, au nombre de quarante, et venant des écoles régionales,qui les auraient reçues elles-mêmes des fermes-écoles, toucheraient1,200 francs et se logeraient ils pourraient. La majorité de votre co-mité na pas été de cet avis : il a cru que, si les cours de linstitut devaientêtre publics, accessibles, non-seulement à tous les élèves, mais aux étran-gers, les élèves boursiers doivent être surveillés et casernes comme ceux de