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aux haras. Le budget de l’administration spéciale qui a été chargée jusqu’icide diriger le perfectionnement du cheval est de 2,3/19,100 francs. Sesétats-majors et palefreniers absorbent la somme énorme de 498, 3 oo francssur cette allocation. Nous ne discuterons pas ici sur la nature de son em-ploi, quia provoqué de si fréquentes récriminations; nous dirons seulementque les 2 , 34 g, 100 francs du budget des haras, ajoutés au budget de l’agri-culture, permettaient l’entretien d’un plus grand nombre d’étalons amélio-rateurs indispensables à la France ; ces animaux seraient en même tempsd’une grande utilité pour l’instruction des élèves dans les écoles d’agriculture,pour l’étude importante des divers modes de perfectionnement des races.Les étalons de l’espèce chevaline, placés comme ceux des autres racesd’animaux, dans les fermes-écoles, dans les écoles régionales et l’Institutnational agronomique, suivant le procédé signalé par le ministre, seraientdes sujets précieux pour l’instruction des élèves. D’autre part, au lieu d’êtrenourris sans rien faire, le plus grand nombre des étalons pourraient êtreemployés, pendant le temps où ils ne sont pas occupés à la monte, à destravaux légers dans les établissements d’enseignement agricole ; ils gagne-raient ainsi une partie de leurs dépenses de nourriture. Cet exercice seraitsalutaire à leur santé et les rendrait plus prolifiques. Votre commission estd’avis que le ministre fasse, pour l’espèce chevaline, ce qu’il a pratiqué avecl’avantage qu’il signale sur d’autres espèces d’animaux. L’épreuve est faite,les économies que procurera ce système rationnel seront utilement em-ployées pour multiplier le nombre'des étalons réclamés de toutes parts.
Tel est en raccourci, citoyens, l’exposé du travail de votre comité surle projet du ministre de l’agriculture, dont vous avez bien voulu lui confierl’examen. Vous avez vu le but de l’organisation de l’enseignement agricoleproposé, avec ses trois degrés parfaitement distincts : la ferme-école ins-truira des ouvriers, découvrira les jeunes intelligences supérieures ; l’écolerégionale s’occupera des sciences agricoles propres à faciliter les expériencesqui y seront faites pour éclairer l’agriculture des régions où elles serontfondées ; l’institut national, que le ministre propose de fonder au printempsprochain, réunira les jeunes capacités les plus éminentes des écoles desdeux premiers degrés, et les initiera dans la théorie et la pratique les plusélevées des sciences appliquées à l’industrie rurale.
En terminant son exposé des motifs, le ministre nous promet un projetde décret sur l’organisation d’une représentation légale et hiérarchique de
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