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avancée de la séance, et quand une partie considérable des membres estdéjà absente.
Voix diverses. On n’est pas en nombre. Il faut renvoyer à demain !
D’autres voix. Non ! non !
Le citoyen Dezeimeris. Il s’agit ici d’une institution d’avenir, d'une ins-titution pour laquelle vous allez décider qu’une dépense de y millions etdemi sera faite régulièrement chaque année. (A demain!)
Je crois qu’il est presque impossible qu’une discussion convenables’engage.
Le citoyen de Tillancourt. On ne votera pas aujourd’hui ; les absents lirontvotre discours au Moniteur.
Le citoyen Dezeimeris. Si l’Assemblée veut absolument que le débat s’en-gage. . . (Non! non! — Oui! oui!) Permettez-moi de faire remarquer quedans ce projet, dans lequel je suis disposé à accepter tout ce qui en cons-titue la base, il y a certaines choses que n’acceptent pas même ceux quin’ont permis l’introduction d’aucune modification dans les formules dont leministre s’était servi pour vous le proposer.
Ainsi, par exemple, la commission presque entière a reculé, quant àprésent, devant l’idée de demander les crédits nécessaires pour organiser,dès aujourd’hui, l’ensemble des établissements qui figurent dans le projet.(Pas du tout!) Après avoir demandé l’établissement de trois cent soixantefermes-écoles. . .
Plusieurs voix au banc de la commission. Jamais - !
Le citoyen Tourret, ministre de l’agricultui'e et du commerce. En principe,mais pas immédiatement.
Le citoyen Dezeimeris. On a reconnu qu’il serait impossible de songer àl’établissement immédiat d’un aussi grand nombre de fermes de ce genre,et par l’impossibilité de trouver un personnel convenable et par l’impos-sibilité de trouver des élèves; et, enfin, par l’énormité des dépenses qui enrésulteraient.
Sur plusieurs autres points on a jugé convenable d’ajourner à une autreépoque la réalisation de principes qui figurent néanmoins dans ce projet,et pour lesquels vous vous trouverez engagés.
Encore une fois, l’ensemble de cette proposition se résume en un votede y millions pour le premier établissement de toutes ces fermes, en unvole annuel de 6 millions et demi pour leur continuation. J’ai l’intention- de